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CHAPITRE III

LE SECOND CONSEIL GENERAL. — LES CONSTITUTIONS l'unanimité RÉTABLIE AU SACRÉ-CŒUR

Novembre 1815 — Avril 1816.

Réunion des mères du conseil à Paris. — Exhortation du P. de Clorivière. — L'assemblée chez les dames de Sainl-Thomas-de-Villeaeuve. La chapelle de Notre-Dame-de-la-Délivrance. — Le P. Druilhet au conseil. — Les constitutions; le plan abrégé. — Fin du Sacré-Cœur.— — Le postulat. — La prise d'habit et le noviciat. — Les premiers vœux et la probation. — Les derniers vœux et la profession. — La maladie et l'immolation de sa vie à Jésus-Christ. — La générosité, esprit du Sacré-Cœur. — Le gouvernement de la Société. — La supérieure générale premier ministre du Cœur de Jésus -Christ. — Ses devoirs, ses droits, son conseil. — Le supérieur général, Ms"" de Talleyrand, M. l'abbé Perreau. — Élections pour le conseil. — Circulaire de M"" Barat. — Accueil fait aux constitutions à Grenoble, à Poitiers, à Niort. — M'"" Barat à Amiens. — Ses prières, ses pénitences, sa prudence , sa charité. — Adhésion universelle. — Félicitations de MM. Perreau, Gaston de Sambucy, de Lamarche. — Réparation et paix générale. — Lettre du Souverain Pontife. — Lettre de M. de Lamarche sur le Sacré-Cœur.

L'heure était venue enfin de produire au grand jour ces Constitutions, préparées par de si ferventes prières, mûries par une si longue expérience et achetées par tant de douleurs.

M"*^ Barat adressa aux supérieures et assistantes de toutes ses communautés l'invitation de s'assembler dans un conseil général où les statuts seraient soumis à leur examen. La demeure que la mère de Gramont d'Aster avait gardée, rue de Sèvres, au couvent des dames de Saint -Thomas-de- Villeneuve, fut assignée pour le lieu de la réunion; et le l'^'' novembre 1815, fête de Tous les Saints, fixé pour l'ouverture du conseil.

Toutes y furent fidèles. La mère Grosier, la plus ancienne de la Société, y amena de Poitiers la mère de Charbonnel, restée invulnérable aux avances de M. de Saint- Estève, qui lui mandait de Rome : « Venez ici, nous y avons besoin de vous ! » La sainte mère Desmarquest arriva de Cuignières avec la mère Deshayes. ]\lmo3 i3igeu Qi Duchesne descendirent do la Montagne, où elles et la mère Thérèse formaient, à Grenoble, cette société parfaite dont M"'" Barat leur avait dit naguère : « Je veux qu'à vous trois, vous fassiez une trinité qui soit l'image de celle du cieP. » La mère Geoffroy vint de Niort, accompagnée de la mère Emilie Giraud, pour qui le bonheur de se retrouver entre M""" Barat et M"*" Duchesne était depuis longtemps l'objet d'un doux espoir. Enfin la mère Henriette Girard, qui depuis 1811 faisait partie de la comnmnaulé d'Amiens, en amena l'assistante. M"" Eugénie de Gramont.

Les dispositions que celle-ci api)ortait n'étaient que trop connues de M'"" Barat. Elle ne lui en ouvrit pas moins la porte du conseil. Dans cette jeune profosse,

1 l'oilieis, 27 Bortl ISli.

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