‹ Histoire de madame du BarryChapitre 130 sur 304 · Le 8 février, ibid · texte numérisé non relu

Le 8 février, ibid

« Dès le lendemain de la chute que le Roi fit ces jours-ci... S. M. tint son conseil d’État. Aujourd’hui, Elle a reçu les cendres de la main de l’archevêque de Reims. »

ne se répandissent. On dit que le roi avait eu le bras droit cassé en deux endroits, ensuite ce fut le bras et la jambe, puis le bras et la cuisse...

L’opinion publique était inquiète et agitée par ces rumeurs. Il n’aurait pas été convenable de songer à la présentation dans ces circonstances, elle fut remise une première fois, du lendemain de la Chandeleur au dimanche gras, et une seconde fois, du dimanche au lundi (6 février).

Le roi paraissait aller mieux, mais à la date du 11 février \ il survint au bras un gonflement considérable, effet d’une contusion très forte et très profonde dans les muscles de l’articulation et du bras1 2 3. Plus tard, la Gazette de France garde le silence, ce qui donne à réfléchir au public. On dit que le roi a de la fièvre, qu’on appréhende qu’il ne se forme un dépôt de sang extravasé, dont on serait peut-être forcé de faire l’ouverture8.

Nouvelle remise delà présentation. Les ennemis de madame du Barry reprennent courage, l’opposition des Choiseul redouble, les paris s’ouvrent, et là se place l’anecdote relative à la Gourdan dont nous avons déjà parlé plus haut4.

Page 1