‹ Histoire de madame du BarryChapitre 253 sur 304 · août 1770, p · texte numérisé non relu

août 1770, p

extraordinaire, c’est madame la comtesse de Nouilles, celle qui représentait, qu’on surnommait madame l’Etiquette. M. de Choiseul montre plus de réserve et cependant telle est la force de ses habitudes de courtisan qu’il gâte ce que son conseil pouvait avoir de méritoire, en ajoutant une restriction: et cette recommandation caractéristique (avec une apparence de plaisir) on ne voit point par la suite de la correspondance que Marie -Antoinette ait eu besoin d’avoir recours à cette dissimulation hypocrite, le Dauphin assiste aux soupers de l’Hermitage sans que la Dauphine fût obligée d’y figurer1.

Nous avons déjà observé la tendance d’un certain parti à attribuer à madame du Barry tout ce qui lui déplaisait. Un point quelconque était-il obscur, irritant, gênant, sa solution était toute trouvée. C’était la favorite et sa cabale, là était l’obstacle et la solution, l’explication. Nous trouvons ici deux exemples de cette tactique qui était celle des Choiseul et de leurs adhérents.

Le cardinal de Bernis avait terminé, en apparence du moins sa carrière politique. Il était cantonné dans son ambassade auprès du Saint-Siège, toujours content de lui-même, il ne satisfaisait pas autant les autres, notamment ses collègues du corps diplomatique qui lui reprochaient son ambition, ses fourberies. En septembre 1770 le marquis de Grimaldi écrit d’Espagne au comte de Fuentes.

Nous remarquâmes très bien dans cette dépêche, en premier lieu, la cabarderie du cardinal (la fraude), et ensuite les impostures dont il nous charge, et nous découvrîmes

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