LES BÉCU A PARIS
Vendredy 23 juillet 1736.— Devant nous, N..., commissaire au Châtelet de Paris, est comparu M. Mathieu Junot conseiller du Roy, notaire garde nottes du scel de S. M. au Châtelet lequel nous a dit que MessirePhilipe Bécu prestre du diocese de Paris, habitué en la paroisse St. Nicolas des Champs vient de décéder en son appartement dépendant d’une maison rue de Bretagne dont est principal locataire le Sr Rousseau contrôleur du pavé de cette ville et qu’en qualité exécuteur de son testament et dernièie volonté, il nous requiert de nous transporter chez le D. S. Bécu et d’y apposer nos scellés.
En conséquence nous sommes transportés au 3e étage du second corps de logis, avons vu le corps mort du déf. Comme aussi# ayant trouvé près de lui Marguerite-Marie femme de Michel Hudebourg, compagnon maçon, demeurant rue Chariot, paroisse St. -Nicolas, et qui lui a servi de garde, etc...
Opposant comme habile à se dire héritier.
Ie Marie-Françoise Gaudon , nièce à la mode de Bretagne du feu sieur Bécu , demeurant à Paris rue de la Grande-Truanderie.
2“ Claude Caillou, maître vinaigrier, demeurant a
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Paris, rue Mouffetard, et Marie-Elisabeth Villaufm, sa femme.
3e Henry Raillard, comp. menuisier, demeurant à Paris, rue de la Huchette.
4e Nicolas Bécu, domestique de madame la duchesse d’Antin, demeurant à Paris, Grande-Rue du faubourg Saint-Honoré.
5e De Nicolas Rançon employé dans les fermes .du Roy, et Anne Bécu sa femme, demeurant à Paris, rue Neuve- Saint-Etienne, Paroisse de N.-D.-de-Bonne-Nouvelle, le dit Bécu et la dite femme Rançon , habiles à se dire et porter héritier de M. Philippe Bécu, prêtre du diocèse, de Paris, leur oncle à la mode de Bretagne pour les quels domicile est élu en la maison de Me Valentin Rousseau , procureur au Châtelet de Paris, sise rue et paroisse Saint-Germain-FAuxerrois.
6e Sieur Claude Jaquin habile à se dire et porter héritier du feu sieur Bécu.
7e Opp. de Jean Berel, tailleur d’habits, demeurant rue de Poitou.
8e Marie Faucheux et Laurent Bécu.
Levée des scellés. — Testament du 22 juillet 1736 reçu Me Jourdain Je Jeune qui en a la minute et son confrère Marie-Françoise Godon, fille de Pierre Godon, lequel étoit fils de Nicolas Godon et de Marie Bécu sa femme, et en cette qualité cousine issue de germaine et héritière du feu Sr abbé Bécu comme fils de Jean Bécu, qui étoit fils de Philippe Bécu, frère de la dite Marie Bécu, femme Godon.
Henry Raillard, menuisier, fils de deffunt Henry Raillard et de Marie Godon sa femme laquelle étoit fille de Godon et de Marie Bécu sa femme et en cette qualité cousin issu de germain du côté paternel du défunt sieur abbé Bécu
Nicolas Bécu domestique de madame la duchesse d’Antin, demeurant à Paris, Grande-ru e-du-Faubourg-Saint-Honoré
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près de la Madelaine de la ville l’Évêque, et Nicolas Rançon employé dans les fermes du Roy et Anne Bécu sa femme demeurants à Paris, rue Neuve-Saint-Etienne paroisse de N.-D.-de-Bonne-Mouvelle assistés de Valentin Rousseau p. au Châtelet rue et paroisse Saint-Germainl’Auxerrois en la dem. du q. ont f. élection de domicile le dit sieur Bécu et la dite Rançon habiles à se dire et porter héretiers du dit feu sieur abbé Bécu, leur oncle à la mode de Bretagne, conjointement avec Charles Bécu, vallet de pied du Roy de Pollogne demeurant à Lunéville, Jean Bécu cocher de M. le comte d’Estrées demeurant à Paris, rue Richelieu, à l’hôtel de Courtanveaux, Marie- Anne Bécu veuve du sieur Martin, boulanger à Neufchâteau-Lorraine, Marguerite Bécu, épouse du sieur Rozay, aubergiste à Charanzay près Alençon et Hélène Bécu fille majeure, femme de chambre de la dame Pegevin demeurant à Paris, rue Neuve-des-Petits-Champs à l’hôtel de la Compagnie des Indes leurs frères et sœurs chacun pour un septième.
Sont aussi comparus Claude Caillou marchand vinaigrier à Paris, y demeurant rue Mouffetard et Marie-Elisabeth Villaufin son épouse habiles à se dire et porter seul et unique héritière quant aux meubles et acquêts et aux propres maternels du dit deffunt le sieur Philippe Bécu qui étoit son oncle à la mode de Bretagne, lesquels ont consenti, etc.
Claude Jacquin, bourgeois de Paris ayant pris connoissance de la généalogie rapportée par les comparants, renonce à toute prétention comme étant d’un degré audessous des autres comparants.
Est aussi comparue, demoiselle Marie Faucheux, veuve du sieur Laurent Bécu, marchand vinaigrier à Paris, la donataire mutuelle demeurant rue de Bretàgne et assisté de M. Pinçon son proc. lequel a dit que les causes de l’opposition de la dame Bécu sont affin d’être payée des
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arrérages du douaire à elle constitué par le dit deffunt sur sou mary par leur contrat de mariage passé devant Rouvaux et les témoins y nommés au lieu de Belleville le vingtième décembre mil sept cent dix-sept auquel douaire le d. deffunt Philippe Bécu, frère et seul héritier du 1). S. abbé Laurent Bécu, par un acte en forme de partage passé devant Me Junot et son confrère notaire à Paris le 29 nov. mil sept cent quarante-trois les arrérages duquel douaire la D. veuve Bécu requiert en deniers ou quittances à compter du 22 novembre de la d. année 1743. (Arch. nat., V. 14402.)
PIÈCE N° VIH.
LES DU BARRY