CHAPITRE III
Projets d'Elisabeth et de ses ministres contre la reine d'Ecosse. — Paulet remplace Sadler comme gardien de la captive. — Instances de Marie pour quitter Tutbury. — Sa douleur en apprenant la révolution d'Ecosse et la signature par son fils de la ligue avec l'Angleterre. — Ses amis lui conseillent de pourvoir elle-même à sa délivrance. — Les espions de Walsingham.
— Moyens fournis à Marie de reprendre par leur entremise sa correspondance secrète. — Gilbert Gifford. — Son arrivée en Angleterre. — Moyens employés par cet agent provocateur pour transmettre la correspondance de Marie, sans éveiller les soupçons. — Ouvertures faites en Angleterre par Gifford pour organiser un complot contre la vie d'Elisabeth. — Sa première rencontre avec Babington. — Projet de Savage d'assassiner Elisabeth. — Bal lard ; ses voyages pour préparer l'invasion de l'Angleterre par une armée espagnole. — Projet d'une révolution catholique avec l'aide de Philippe II. — Engagement pris par Savage et Ballard de tuer Elisabeth. — Adhésion de Marie Stuart au projet d'invasion. — Son offre de céder au roi d'Espagne ses droits à ,1a couronne d'Angleterre. — Les seigneurs catholiques d'Ecosse s'adressent à Philippe II. — Promesses de ce prince de prendre en main la cause de Marie. — Arrivée de Ballard en Angleterre. — Babington adhère au complot contre Elisabeth et s'en fait le chef. — Il consulte Marie sur le projet d'invasion, et lui révèle, dit-on, le complot contre la vie d'Elisabeth. — Réponse attribuée à Marie.
— Soupçons contre Walsingham et Phelipps d'avoir altéré cette réponse.
— Arrestation de Ballard. — Fuite de Babington. — Bruits alarmants répandus en Angleterre pour exciter les passions populaires. — Arrestation de Babington et de ses complices. — Marie est conduite prisonnière au château de Tixall, et ses deux secrétaires à Londres. — Saisie des papiers et des bijoux de la reine captive. — Lettre hypocrite d'Elisabeth à Paulet.
— Procès et supplice de Babington et des autres conjurés. — Délibération du conseil privé sur le parti à prendre a l'égard de Marie. — Leicester conseille de l'empoisonner. — Il est résolu qu'elle sera mise en jugement,
— Interrogatoire de Nau et de Curie. — Insuffisance de leurs aveux pour prouver la culpabilité de Marie. — Embarras des ministres d'Elisabeth. — Nouveaux interrogatoires et nouveaux aveux prétendus des deux secrétaires. — Hésitations d'Elisabeth. — Elle se décide à faire procéder contre Marie. — Désignation de quarante-six commissaires pour juger cette princesse. — Efforts de ChAteauneuf pour lui venir en aide. — Signification faite à Marie de la résolution d'Elisabeth. — Réponse qu'elle ne reconnaît aucun tribunal compétent, et refuse de comparaître. — Lettre d'Elisabeth et insinuations de Hatton qui la font changer de résolution. — Marie devant les commissaires anglais. — Elle proteste que si elle répond, c'est de son plein gré. — Lecture de l'acte d'accusation. — Déclaration énergique de Marie qu'elle est innocente. — Son refus de reconnaître les lettres coupables qu'on lui impute. — Elle demande que les originaux lui soient présentés. — L'accusation est soutenue par Burleigh. — Marie réfute ses arguments et accuse Walsingham d'avoir altéré ses lettres. — Interruption et reprise des débats. — Marie admet ses lettres, mais soutient que les copies produites ont été altérées. — Habileté et courage qu'elle montre dans sa défense contre les attaques répétées de Burleigh. — Elle demande à être entendue devant le Parlement. — La cour est ajournée au 25 octobre. —
Reprise de la procédure à Westminster. — Sentence prononcée contre Marie 38T