LE VIN DU LOIRET
Nous étions restés sur le pont du Pecq, Vatrin, Michel et moi, les veux fixés vers le poiut de l'horizon où Pritchard avait dis-
paru ; la femme, le balai étendu vers lui et dans l'attitude de la malédiction.
Si un peintre avait jamais l'idée de puiser un sujet de tableau
dans la narration que j'ai l'honneur de vous faire, je crois que c'est le point juste où nous en sommes qu'il devrait choisir.
Il aurait, au premier plan, quatre personnages groupés pittoresquement: au lointain, Pritchard fuyant, sa côtelette à la gueule: — car il faudrait montrer Pritchard, pour rendre la scène compréhensible; — enfin, au fond et fermant l'horizon, cette belle ville de Saint-Germain, bâtie en amphithéâtre et présentant tout d'abord, aux yeux du voyageur, comme ce qu'elle a de mieux à nous offrir, le pavillon où accoucha Anne d'Autriche, et la fenêtre de laquelle Louis XIII, tout radieux, montra son fils Louis XIV au peuple.
Yatrin fut le premier à qui revint la parole.
— Ah ! le guerdin ! ah ! le guerdin ! dit-il.
— Mon cher Yatrin. lui répondis-je, je crois que notre chasse est finie pour aujourd'hui.
— Pourquoi cela ? dit Michel.
— Mais parce que nous chassions avec Pritchard, et. puisque nous n'avons plus Pritchard...
— Monsieur croit donc qu'il ne va pas revenir?
— Dame, Michel, j'en juge par moi-même ; je sais bien, moi, qu'à sa place, je ne reviendrais pas.
— Monsieur ne connaît pas Pritchard. C'est un effronté.
— Alors votre avis, Michel ?
— Allons-nous-en tout tranquillement chez M. Yatrin; maugeons-y un morceau de pain et de fromage ; et buvons-y un verre de vin, et vous verrez si, dans dix minutes, vous ne sentez pas la queue de Pritchard vous fouailler les mollets.
— Ça y est-il? dit Yatrin. Justement, la femme a fait cuire un
morceau de veau hier, et il y a un petit vin du Loiret — voyezvous, c'est le pays de ma femme — il y a un petit vin du Loiret dont vous me direz des nouvelles... Je me rappelle que vous aimez le veau.
— Vous m'avez connu si jeune, mon cher Vatrin, que je ne saurais vous cacher aucun de mes défauts. .Mais Corrége?
— Nous le prendrons en passant, donc; quand il y en a pour deux, il y en a pour trois.
— Oui, quand ou est déjà quatre !
— Eh bien, mais, et les poules ! est-ce que vous croyez qu'elles ont le derrière cousu ! On fera une omelette.
— Soit, Vatrin, je me donne un jour de bon temps ; va pour le vin du Loiret, le veau et l'omelette.
— Sans compter une bonne tasse de café. Ah ! vous allez en goûter, du lait.
— Eh bien, allons, Vatrin.
— Allons !... Guerdin de Pritcliard, va !
— Qu'y a-t-il encore ?
— J'en ai laissé éteindre ma pipe ! Un second élève comme lui, et, foi de Vatrin, ils m'abrutiraient à eux deux !
Vatrin tira sa pierre à feu, son amadou, battit le briquet et ralluma sa pipe.
Nous nous remimes en route.
Michel me toucha le coude avant que nous eussions fait vingt pas.
Je le regardai : il me fit signe de jeter les yeux derrière moi.
La moitié du corps de Pritchard dépassait l'angle du mur derrière lequel il avait disparu.
'tu HISTOIRE DE MES BÊTES.
Il regardait ce que nous faisions, et, probablement, cherchait à deviner ce que nous pensions.
— N'avez pas l'air de le voir, dit Michel, et il va nous suivre. Effectivement, j'eus l'air de ne pas voir Pritchard et Pritchard
nous suivit.
En passant, je recrutai Corrége à la station du Vésinet.
Voulez-vous, chers lecteurs, voir un beau nageur et connaître un bon garçon ? Prenez, au chemin de fer de Saint-Germain, un billet pour la station du Vésinet ; arrivés à la station, demandez Corrége.
Comme bon garçon, il se mettra, je vous en réponds, à votre service pour quelque chose que ce soit.
Comme beau nageur, il remontera la Seine avec vous jusqu'à Saint-Cloud, et, si vous le pressez un peu, jusqu'à Paris.
Nous arrivâmes chez Vatrin. Avant d'entrer, je me retournai, et j'aperçus Pritchard, qui se tenait prudemment à une distance de deux cents pas.
Je fis un signe de satisfaction à Michel, et nous entrâmes.
— Femme, dit Vatrin, à déjeuner!
Madame Vatrin jeta un regard d'effroi de notre c ôté.
— Ah ! mon Dieu ! dit-elle.
— Après?... fit Vatrin; nous sommes quatre? Eh bien, quatre bouteilles de vin, une omelette de douze œufs, le morceau de veau, et chacun une bonne tasse de café, on en verra le jeu.
Madame Vatrin poussa un soupir, non point qu'elle trouvât, l'excellente femme, que nous fussions trop, mais elle craignait de n'avoir point assez.
— Allons, allons, nous soupirerons demain, dit Vatrin ; vite la table ! nous sommes pressés.
En un tour de main, la table fut mise, et les quatre bouteilles de vin du Loiret s'alignèrent sur la table.
On entendit le beurre qui commençait à frire dans la poêle.
— Goûtez-moi ce petit vin-là, dit Vatrin en me versant un plein verre de liquide.
— Vatrin, Vatrin, lui dis-je, que diable faites-vous?
— C'est vrai, j'oubliais que vous êtes comme le général : lui, il ne buvait que de l'eau ; quelquefois, par hasard, dans les grandes débauches, un verre de vin rougi ; cependant, une fois, mon père lui a fait boire un verre de vin pur. tenez, dans le verre doré qui est. sur la cheminée. Monsieur Corrége, vous ne l'avez pas encore vu, ce verre-Là, n'est-ce pas? Eh bien, c'est le verre du général. Pauvre général !
Puis, se tournant vers moi :
— Ah ! s'il vous voyait faire des livres comme vous en faites et tirer comme vous tirez, il serait bien content.
Ce fut à moi de pousser un soupir à mon tour.
— Allons, dit Vatrin, voilà que j'ai fait une bêtise ; je sais cependant que cela vous fait cet effet-là quand je parle du général ; mais, que voulez-vous ! je ne peux pas m'empêcher d'en parler. C'était un homme... cré nom !... Bon! voilà ma pipe cassée.
En effet, Vatrin avait voulu, pour ajouter plus d'expression à ses paroles, faire craquer ses dents, et il avait pour cette fois coupé le tuyau de sa pipe au ras du foui'.
Le four était tombé à terre et s'était brisé en mille morceaux.
— Cré nom !... répéta Vatrin, une pipe si bien culottée !
— Eh bien, Vatrin, vous en culotterez une autre.
— On voit bien que vous ne fumez pas, vous, dit Vatrin ; si vous fumiez, vous sauriez qu'il faut six mois à une pipe pour avoir un peu de goût. Vous fumez, monsieur Corrége?
— Je crois bien ! seulement, je fume le cigare.
— Ah! dit Vatrin; alors, vous ne savez pas ce que c'est qu'une pipe.
Vatrin ouvrit une armoire, et y prit une pipe presque aussi culottée que celle qu'il venait d'avoir le malheur de perdre.
— Bon ! fis-je, mais vous avez une réserve, mon cher Vatrin.
— Oui, dit-il, j'en ai comme cela dix ou douze à des degrés différents ; mais, c'est égal, celle-ci, c'était la favorite!
— Bah ! n'en parlons plus, Vatrin : ce sont les malheurs irréparables qu'il faut surtout oublier.
— Vous avez raison. Goûtez-moi ce petit vin-là, et regardez-le au jour : c'est clair comme du rubis. A votre santé !
— A votre santé, Vatrin.
Et je vidai le verre pour lui faire raison.
NOUVEAUX MEFAITS DU POINTER PRITCHAHl)
A peine venais -je de vider le verre, que nous entendîmes des crjs féroces.
— Ah ! voleur! ah ! brigand î ah ! misérable ! criait la voix de madame Yatrin dans la cuisine.
— Feu ! dit Michel.
Michel n'avait pas dit Feu ! que le verre de Yatrin était parti de tout ce que j'avais de force dans le biceps et dans le deltoïde. On entendit un cri de douleur.
— Ah ! cette fois-ci, dit Michel en riant, monsieur ne t'a pas manqué, hein ?
— Qu'y a-t-il donc ? demanda Corrége.
— Je parie que c'est encore ce guerdin de Pritchard, dit Yatrin.
— Pariez, Yatrin, pariez ! vous gagnerez, lui dis-je en m'élançant dans la cour.
— Pourvu que ce ne soit pas le veau, s'écria Yatrin en pâlissant.
— Justement, c'est que c'est le veau, dit madame Vatrin en paraissant sur le seuil de la porte ; je l'avais mis sur le rebord de la fenêtre, et ce gueux de Pritchard l'a emporté.
— Eh bien, dis-je en rentrant, le morceau de veau à la main, je vous le rapporte.
— C'est donc après lui que vous avez jeté le verre ?
— Oui. dit Michel, et le verre n'est pas cassé ! Ah bien, monsieur, en voilà un fameux coup d'adresse.
En effet, le verre avait atteint Pritchard au défaut de l'épaule, et était retombé sur l'herbe sans se casser.
Seulement, le choc avait été assez violent pour faire jeter un eri à Pritchard.
Pour jeter son cri, Pritchard avait été obligé d'ouvrir la gueule
En ouvrant la gueule, il avait lâché le morceau de veau.
Le morceau de veau était tombé sur l'herbe fraîche.
Je l'avais ramassé et je le rapportais.
— Allons, allons, dis-je. consolez-vous, madame Vatrin, nous déjeunerons...
J'allais ajouter comme Ajax : « Malgré les dieux ! » Mais je trouvai la phrase un peu bien prétentieuse.
— Malgré Pritchard, me contentai-je de dire.
— Comment! demanda madame Vatrin, vous allez manger ce veau-là ?
— Je crois bien! répliqua Michel. Il n'y a que l'endroit de la dent à enlever; rien n'a la gueule saine comme un chien.
— C'est vrai, dit Vatrin.
— Comment, si c'est vrai ! mais c'est-à-dire, monsieur, que. si vous êtes blessé par hasard, vous n'avez qu'à faire lécher la
jilessure à votre chien : il n'y a pas d'emplâtre qui vaille la langue d'un chien.
— A moins qu'il ne soit enâ£gé.
— Ah ! ça, c'est une autre affaire ; mais, si jamais monsieur était mordu par un chien enragé, il faudrait prendre le train de derrière d'une grenouille, le foie d'un rat, la langue...
— Bien, Michel ! si jamais je suis mordu, je vous promets de recourir à votre recette.
— C'est comme si monsieur était jamais piqué par une vipère... En avez-vous jamais vu dans la forêt du Vésinet, monsieur Vatrin?
— Jamais.
— Tant pis, parce que, si jamais vous êtes mordu d'une vipère, vous n'avez...
Je l'interrompis.
— Qu'à frotter la blessure avec de l'alcali et en boire cinq ou six gouttes étendues dans l'eau.
— Oui ; et si monsieur est à trois ou quatre lieues d'une ville, où trouverait-il de l'alcali ? dit Michel.
— Ah ! dit Corrége, où en trouverez-vous ?
— C'est vrai, fis-je en baissant la tète, écrasé que j'étais sous le poids de l'argumentation, je ne sais pas où j'en trouverais.
— Eh bien, que ferait monsieur?
— Je ferais comme les anciens psylles, je commencerais par sucer la plaie.
— Et si c'était à un endroit que monsieur ne pût sucer... au coude, par exemple?
— Je ne répondrais pas que ce fût au coude que dit Michel ;
mais ce dont je suis sûr, c'est que c'était à un endroit que je n'eusse pu sucer, de quelque souplesse de corps que m'eût doué la Providence.
Je fus encore plus écrasé que la première fois.
— Eh bien, monsieur n'aurait qu'à attraper la vipère, lui écraser la tête, lui ouvrir le ventre, prendre son amer, et s'en frotter... l'endroit ; deux heures après, il serait guéri.
— Vous êtes sûr, Michel ?
— Bon ! je crois bien que j'en suis sûr : c'est M. Isidore Geoffroy Saint-Hilaire qui me l'a dit, la dernière fois que j'ai été chercher des œufs au Jardin des Plantes ; vous ne direz pas que ce n'est pas un savant, celui-là !
— Oh ! non, Michel, vous pouvez être tranquille, je ne dirai pas cela.
Michel a une foule de recettes, toutes plus efficaces les unes que les autres et qu'il puise à différentes sources. Je dois dire que toutes les sources où puise Michel ne sont pas aussi respectables que la dernière qu'il venait de citer.
— La ! dit Corrége.
Cela signifiait que le veau avait subi son opération, et offrait sur ses quatre faces une chair rosée et appétissante de laquelle avait disparu toute trace de la dent de Pritchard.
Après le veau vint l'omelette ; une omelette épaisse, bien colorée, un peu baveuse.
Pardonnez-moi, belles lectrices, mais votre cuisinière, si elle saitfaireles omelettes, ce dont je doute, vous dira que c'est là le mot, et que le dictionnaire de Bescherelle, qui contient dix mille mots de plus que celui de l'Académie, n'en connaît pas d'autre.
Puis ne vous fâchez pas si je doute que votre cuisinière sache taire les omelettes.
Vous avez un cordon bleu ?
Raison de plus ! L'omelette est un plat de femme de ménage, de fermière, de paysanne, et non pas un plat de cordon bleu ! Une omelette et une fricassée de poulet, c'est ce que je fais d'abord exécuter à mon cuisinier ou à ma cuisinière quand je les essaye.
— Mais aussi qui mange des omelettes?
Oh! quelle erreur, belles lectrices! Ouvrez Brillât-Savarin, article Omelette, et lisez le paragraphe intitulé : Omelette aux laitances de carpe.
Une omelette! demandez aux vrais gourmands ce que c'est qu'une omelette.
J'aurais fait faire dix lieues à mon maître de violon pour manger une omelette au court bouillon d'écrevisses et une salade au lard.
— Vous avez donc eu un maître de violon?
— Comment! si j'ai eu un maître de violon?... pendant trois ans ; voyez mes Mémoires.
— Mais je n'ai jamais entendu dire que vous jouiez du violon.
— Je n'en joue pas non plus ; mais cela n'empêche pas que je n'aie appris à jouer du violon ; voyez mes Mémoires.
— Il fallait vous entêter.
— Oh ! je ne suis ni M. Ingres ni Raphaël pour avoir de ces entêtements-là.
Enfin, pour en revenir à l'omelette de madame Vatrin, elle
était excellente. Nous appelâmes la brave femme pour lui en faire notre compliment ; mais elle écouta d'un air distrait et tout en regardant autour d'elle.
— Qu'est-ce que tu cherches? dit Vatrin.
— Ce que je cherche... ce que je cherche..., dit madame Vatrin : c'est étonnant !
— Dis ce que tu cherches
— Je cherche... enfin, je l'ai vu, je l'ai tenu, quoi ! n'y a pas dix minutes.
— Qu'as-tu vu? qu'as-tu tenu? Parle.
— Puisque je l'ai rempli de sucre.
— C'est ton sucrier que tu cherches ?
— Oui, c'est mon sucrier.
— Bon ! dit Corrége, il y a tant de souris cette année !
— Ça ne leur est pourtant pas bon, aux souris, de manger du sucre, dit Michel.
— Vraiment, Michel?
— Dame, monsieur sait qu'une souris qu'on ne nourrit qu'avec du sucre devient aveugle.
— Oui, Michel, je sais cela ; mais ce n'est pas le cas d'accuser les souris. En supposant que les souris aient mangé le sucre, elles n'auraient pas mangé le sucrier.
— On ne sait pas. dit Corrége.
— Eu quoi était le sucrier? demanda Michel.
— En porcelaine, répondit madame Vatrin, en porcelaine, donc ! un sucrier superbe, que j'avais gagné à la foire des Loges.
— Quand cela ?
— L'an dernier.
— Madame Yatrin, dit Corrége, j'ai gagné un autre meuble ; si vous voulez, je vous en ferai cadeau eu place de votre sucrier; on ne s'en est pas encore servi.
— C'est bel et bien, dit madame Yatrin ; mais, avec tout cela, que peut être devenu mon sucrier?
— Mais où l' avais-tu mis? dit Yatrin.
— Je l'avais mis sur la tablette de la croisée.
— Ah!... lit Michel comme éclairé d'une idée subite. Et il sortit.
Cinq minutes après, il rentra, chassant devant lui Pritehard, qui avait le sucrier en guise de muselière.
— En voilà un, dit-il, qui est puni par où il a péché.
— Comment ! c'était lui qui avait emporté le sucrier?
— Vous voyez bien, puisqu'il l'a encore. Oh ! il ne se contente pas d'un morceau de sucre, lui : il lui faut le sucrier avec.
— Vous lui avez attaché le sucrier au museau, je comprends. . .
— Non, il tient tout seul.
— Tout seul?
— Oui, regardez plutôt.
— Il a donc le bout du nez aimanté, le brigand?
— Ce n'est pas cela : vous comprenez, il a fourré son nez dans le sucrier, qui est plus large au fond qu'à son ouverture, puis il a ouvert la gueule, puis il a empli sa gueule de sucre ; je suis arrivé sur ce moment-là ; il a voulu refermer la gueule, les morceaux de sucre s'y sont opposés; il a voulu retirer son museau, il n'a pas pu, la gueule était ouverte. M. Pritchard a été pris comme un corbeau dans un cornet ; il en a jusqu'à ce que le sucre fonde.
— Oh! c'est égal, monsieur Dumas, dit madame Vatrin, vous conviendrez que vous avez là un chien terrible, et qae celui qui vous l'a donné aurait aussi bien fait de le garder pour lui.
— Voulez-vous que je vous avoue une chose, chère madame Vatrin, lui répondis-je, c'est que je commence à être de votre avis.
— Eh bien, c'est étonnant, dit Vatrin, tout cela, au contraire, m'attache à lui; j'ai idée que nous en ferons quelque chose, moi.
— Et vous avez raison, père Vatrin, dit Corrége ; tous les grands hommes ont eu de grands défauts, et, une fois sortis du collège, ce ne sont pas les prix d'honneur qui font parler d'eux.
Pendant ce temps, le sucre avait fondu, et, selon la prédiction de Michel, Pritchard s'était démuselé tout seul.
Seulement, de peur de nouveaux accidents, Michel avait noué
HISTOIRE DK MHS BÊTES. 57
un bout de son mouchoir autour du cou de Pritchard, et enroulé l'autre bout autour de sa main droite.
— Allons, allons, dit Vatrin, d'autre sucre ! prenons notre café et allons essayer ce gaillard-là.
Nous prîmes notre café, qui dépassait en excellence tout ce que Vatrin avait pu nous dire, et nous répétâmes d'après lui :
— Allons essayer ce gaillard-là !