CHAPITRE V
Ëtat des esprits après la défaite de Leipzig. — Explosion de la haine des peuples alliés contre Napoléon et contre la prépondérance française. — Défection imprévue des Bavarois; leur marche pour couper l'armée française; ils sont culbutés ù. Hanau. — Isolement de l'Empereur. — Murât abandonne soudainement l'armée. — En Espagne : retraite forcée de Soult sur Baronne. — En Italie : évacuation de rillyrie par le prince Eugène et entrée imminente des Autrichiens. — Retour de Napoléon à Saint-Cloud. — Nouveaux sacrifices demandés au pays. — Indignation de l'Empereur contre la Bavière. — Capitulation, & Dresde, du maréchal Gouvion. — Mort de M. de Narbonne et portrait de cet homme d'État. — Ouvertures faites à l'ancien roi d'Espagne Ferdinand. — Propositions de paix des puissances coalisées, transmises par M. de Saint-Aignan. — Acceptation évasive de l'Empereur. — Remarques de M. de Metternich. — Proclamation des alliés précisant les bases indispensables & la conclusion de la paix. — Désir universel, à Paris, de bien accueillir ces propositions et sentiment conforme des ministres à cet égard. — Tergiversations de l'Empereur sous l'influence de M. de Bassano. — Remplacement de ce dernier par M. le duc de Vicence au ministère des affaires extérieures. — Réponse favorable du nouveau ministre à la lettre de M. de Mettemich. — Nouvelles exigences des alliés. — Napoléon ne peut sacrifier son orgueil personnel à l'intérêt de la France. — Soulèvement de la Hollande qui rappelle le prince d'Orange. — Appréciations de M. Pasquier sur les intentions réelles des souverains de Russie et d'Autriche ; intentions modifiées par les hésitations dilatoires de Napoléon. — Considérations qui déterminent les princes coalisés à profiter jusqu'au bout pes embarras de l'Empereur, de TinsuIIisance de ses forces mili-
taires, de Tépui sèment de toutes ses ressources. — Premiers pressentiments de Napoléon sur la possibilité du retour des Bourbons. — Traité de Valençay : Napoléon reconnaît Ferdinand VII roi d'Espagne et des Indes. — Offre qu'il fait au Pape de la restitution d une partie de ses États 95