CHAPITRE PREMIER
Situation délicate de la monarchie des Bourbons. — A l'intérieur, sourde hostilité entre les officiers et les émigrés; opposition des intérêts ; les biens nationaux. — A l'extérieur, pénible reconstitution de l'Europe; Bernadotte en Suède; Murât à Naples. — Quelle va être l'influence du cabinet français dans le concert des grandes puissances? — Inquiétudes inspirées par Napoléon. — Organisation des Chambres. — M. Beugnot, directeur de la police; les ordonnances sur l'observation des dimanches et fêtes et sur les processions. — La Légion d'honneur et l'ordre rojal de Saint-Louis. — Mutations dans le personnel administratif; l'abbé de Montesquiou s'efforce d'enrayer le mouvement; influence que M. Royer-Collard acquiert sur lui; opinion de ce dernier en 1814. — Esprit des hommes d'État du temps. — Après être resté dans la retraite pendant vingt-cinq ans, M. Dambray accepte le poste de chancelier. — Il réorganise le Conseil d'État. — Le Conseil des ministres prend le nom de Conseil d'en haut; sa responsabilité collective disparaît; chacun des ministres travaille séparément avec le Roi. — Inimitié entre M. de Blacas et l'abbé de Montesquiou; elle divise le ministère en deux camps. — Nouvelle composition du Conseil d'État; suppression de l'auditorat. — On refuse à M. de La Valette le titre de conseiller d'État honoraire ; son inimitié pour les Bourbons en est encore accrue. — M. Pasquier parvient à maintenir au Conseil d'État M. Corvetto. — Composition de la Chambre. — M. Laine en est nommé président; son influence devient considérable. . . 1