CHAPITRE XIII
De nouveaux commissaires sont envoyés auprès des alliés pour négocier un armistice. — Lettre de M. Fouché au duc de Wellington.
— Les armées ennemies approchent de Paris ; la ville est mise en état de siège ; le maréchal Davout prend le commandement des troupes. — Déclaration de l'état-major aux deux Chambres. — Discussion de l'adresse de la Chambre des représentants au peuple français; protestation de M. Bérenger contre l'oubli des droits de Napoléon II. — Le lendemain, nouveau discours de M. Bory de Saint-Vincent dans le même sens. — Les Chambres reconnaissent Napoléon II empereur des Français. — Les commissaires apprennent de lord Wellington que les alliés sont décidés & rétablir Louis XVIII. — Malgré le départ de Napoléon, ils refusent de conclure un armistice. — Anxiétés de la cour de Gand pendant la bataille de Waterloo. — M. de Vicence avait dévoilé l'existence du traité du 3 janvier à un secrétaire de l'ambassade russe. — La découverte d'une copie littérale de ce traité dans les papiers de M. Reinhard fait évanouir les doutes qui subsistaient dans l'esprit d'Alexandre. — Il dédaigne de se plaindre à Louis XVIU. — Le Roi, sur le conseil de Wellington, quitte Gand pour rentrer en France.
— Haine des Prussiens pour notre pays ; ils partagent toutes les rancunes de la Russie contre les Bourbons. — M. de Talleyrand rejoint le Roi à Mons. — Depuis longtemps, il insistait sur la nécessité de nommer un ministère responsable. — Louis XVIÏI sacrifie M. de Blacas. — Décidés à assurer leur influence exclusive sur le Roi, MM. de Mettcrnich et de Talleyrand ne veulent le laisser rentrer en France qu'après la cessation complète des hostilités, et, jusque-là, ils lui proposent de résider à Lyon. — Louis XVIII persiste dans sa résolution primitive. — M. de Talleyrand, froissé en voyant ses avis si peu écoutés, reste à Mons, et avec lui une partie du conseil du Roi.
— Au reçu d'une lettre de lord Wellington il se détermine cependant à rejoindre son souverain à Cambrai. — La proclamation royale de Cambrai 278