CHAPITRE IV
AfTaires extérieures. — Ouverture du congrès de Vienne. — M. de Talle;yrand est accrédité en qualité de plénipotentiaire. — Son découragement affecté avant le départ. — Mauvaise situation de ses affaires particulières. — Sa position pénible aux Tuileries. — Il veut se relever par un coup d'éclat et s'imposer aux Bourbons par son succès. — Arrivée des princes à Vienne. — Froid accueil réservé aux diplomates français. — Le protocole du 22 septembre.
— Dès la conférence du 30, Talleyrand prend nettement ses positions. — Son entrevue avec Alexandre. — La déclaration du 8 octobre ajourne la réunion générale. — La désunion paralyse les quatre puissances alliées. — Comment reconstituera-t-on la Prusse?
— Proclamation du prince Repnin. — M. de Talleyrand défend vigoureusement la Saxe. — En deux mois, il prend dans le congrès une place prépondérante.
Il avait été stipulé dans le traité de Paris, en date du 30 mai, qu'un congrès s'ouvrirait à Vienne. Je dois maintenant m'occuper de Textérieur, de la réunion de ce congrès dans lequel allaient se traiter les questions les plus graves pour l'avenir de la France.
On était convenu que les plénipotentiaires de toutes les puissances qui avaient pris part aux derniers événements se réuniraient le l" août, afin de compléter les dispositions du traité de Paris et de pourvoir à la répartition d'une partie des territoires enlevés à l'Empire français. Dans le mois de juin, il fut arrêté à Londres, où l'empereur de Russie et le roi de Prusse, ainsi que le chef du cabinet de Vienne, s'étaient rendus en quittant Paris, que l'ouverture de ce congrès serait renvoyée au 1" octobre. Ce délai était nécessaire pour que chacun eût le temps de préparer les demandes qu'il avait à faire, celles qu'il voulait appuyer,