VIE
À Martin se apparust ung jour Le dyable illustre comme roy, Soy disant Christ; mais, sans séjour, Hl le chassa par la uraie foy.
Martin reposant, l’anemy La paille et la chambre enflammea ; Mais de Dieu le parfaict amy, Par prière extinct la flamme à.
NOTES. 451 X. R Quant la robe au poure eult uestu Luy chantant deuant plusieurs gents, Angels ont les bras revestu De bonets riches et moultz gentz.
Martin chantant, Brixe seruoit, Et se ryoiten ung toucquet, Voyant que le diable escripuoit De deulx commères le cacquet.
Luy baptisé, suppédita Diable, chair, monde et leurs fauix tours, Pour ce que en vertus proufita, Sacré fust évesque de Tours.
XIE. ‘ Ydoles Martin destruisoit, Quant pour le occyr un païien uint :
Mais, comme frapper le cuydoit, Ne sçeut que son cousteau deuint.
Mescréants à ung pin lièrent Martin; puis le pin abatirent.
En ce point tuer le cuydèrent; Mais euls-mesmes la mort sentirent.
( Notice sur l’église de Hontpezat, par M. Du Mège).