‹ Histoire de Montesquieu d'après des documents nouveaux et inéditsChapitre 106 sur 263 · UTILITE DE LA RETRAITE · texte numérisé non relu

UTILITE DE LA RETRAITE

On a justement remarqué que les quatre grands novateurs du dix-huitième siècle avaient travaillé dans la solitude, Buffon à Montbard, Voltaire à Cirey, Rousseau à Montmorency, et Montesquieu à La Brède. Ce n'est que dans la retraite que l'on peut écrire, parce que la composition d'un livre exige une présence d'esprit et d'àme qui ne se trouve que dans le silence. Du moins, il n'y a d'œuvres supérieures que celles qui ont été faites loin du monde : les Pamphlets de Milton sont passés de mode, le Paradis perdu durera éternellement.

Co9Uid4rali<mi iur Uê eauti» de ta grandeur §1 de ta déeadmteê iêt Bomanu^ Composition, oorrcctions et publication : Le père Castel. — Tnduotions en plusieurs langues et commentaires da roi de Prusse. — > Etprit dtê LoUé

Depuis huit ans, comme nous Tavons vu, on était gouverné par le quatrième cardinal qui ait régné sur la France. Fleury obligeait le libertinage d'esprit à se couvrir d'un masque, décourageait les discussions politiques enfermant le club de VEnire-Sol^ favorisait les sciences puisqu'on lui doit la mesure de la terre, et surtout poussait aux travaux sereins et fortifiants de l'érudition ou de l'histoire, dans lesquels se distinguaient Bouhier, Dom Calmet, Dom Bouquet, Dom Rivet, le P. Brumoy, Frérel, d'OUvet, RoUin, Mably et Voltaire même avec Charles XIL

Le choix de Montesquieu fut bientôt fait, car il a écrit ' : c Rome antica et moderna m'a toujours enchanté. »

On connaît^ de son écriture un manuscrit de

Page 1