‹ Histoire de Montesquieu d'après des documents nouveaux et inéditsChapitre 115 sur 263 · MONTESQUIEU MARCHAND DE VIN · texte numérisé non relu

MONTESQUIEU MARCHAND DE VIN

silion, et même avant que l'arrét qui a déreiulu la nouvelle plantation de vignes eût été rendu, il était du sentiment commun de toute la province, que non-seulement il ne fallait passoufTrir qu*on plantât de nouvelles vignes, mais qu'il aurait été à souhailer qu'on arrachât au moins un tiers de celles qui avaient été plantées depuis 1709. Son intérêt personnel le fait aujourd'hui changer de langage et non de sentiment ; car je suis persuadé qu'il est toujours dans les mêmes principes et que le mémoire qu'il vous a présenté est un jeu d'esprit, dont il connaît mieux que personne la fausseté...

NéaDmoins, Montesquieu obtint, on ne sait comment, Fautorisation de planter des vignes, et les cultiva avec succès. On lit dans une de ses lettres inédites' à madame Dupré de Saint-Maur : < Je suis occupé ici à faire du nectar ; le malheur est qu'Hébé ne le versera pas dans ma coupe, i £n outre, personne ne ut un négociant plus habile à placer sa récolte. « Je crains bien, écrivait-il en 1742 à Guasco, que, si la guerre continue, je ne sois forcé d'aller planter mes choux à La Brède. Notre commerce de Guyenne sera bientôt aux abois : nos vins nous resteront sur les bras, et vous savez que c'est toute notre richesse. > Une autre de ses lettres de 1752 est plus pi(iuante encore : c ... J'ai reçu d'Angleterre la réponse pour le vin que vous m'avez fait envoyer à mylord Éliban : il a été trouvé extrêmement bon. Le succès que mon livre a eu dans ce pays-là contribue, à ce qu'il parait, au succès de mon vin. » On

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