HI8T0IRB DB LOUIS XI
le résultat des circonstances où il se trouvait. Yienn ont ensuite des considérations sur ce qu'il aurait pu faire de grand et ce qu'il ne fit pas : puis cette réflexion : c II ne vit dans le commencement de son règne que le c commencement de sa vengeance. » Le récit des cruautés qui accompagnèrent les dernières années de ce tyran se termine par cette pensée : c II lui semblait c que pour qu'il vécût, il fallait qu'il fit violence à c tous les gens de bien. » Ce morceau' contient, comme c'était la mode alors, deux parallèles défavorables chacun à notre roi, pleins de finesse et de profondeur; l'un compare Louis XI à Tibère et l'autre à Richelieu.
M. Walckenaêr a donné les raisons qui lui faisaient croire que notre publiciste avait eu l'idée d'écrire cette histoire et y avait renoncé. Il me semble, au contraire, que le chapitre que je viens d'analyser est le reste d'un ouvrage fini ;' d'ailleurs Tami' intime de la maison, les ducs de Luynes' et de Richelieu^, qui lavaient beaucoup connu, et le consciencieux critique du temps, Fréron', sont convaincants par leur unanimité ; Montesquieu même en a parlé dans une de ses lettres d'octobre 1747.
Ils racontent qu'aussitôt son livre achevé, il le