‹ Histoire de Montesquieu d'après des documents nouveaux et inéditsChapitre 134 sur 263 · La Poi^ade. BarmdM, mm · texte numérisé non relu

La Poi^ade. BarmdM, mm

buer à Tinfluence de cette femme les idées protestantes qui sont répandues dans tous les livres de son mari.

Après avoir parlé des membres de sa famille qui rentouraient pendant la composition de V Esprit des LoiSf je passe à ses amis et à son rival, qui me semblent avoir exercé quelque influence sur son ouvrage.

Pendant longtemps les hommes avaient eu, çà et là, entre eux des disputes ou des discussions philosophiques, religieuses, politiques et littéraires. Il devait arriver un jour qu'une maîtresse de maison leur offrirait l'hospitalité. Dès lors il leur fallut, pour lui plaire, mettre à sa portée les sujets les plus graves, traiter clairement les questions de finance, de morale et de législation, badiner sur les problèmes de la destinée humaine, fronder les supérieurs, plaisanter les égaux, et parler de tout à propos de rien, d'une manière facile, brillante, ailée comme une guêpe. La conversation moderne naquit, et après elle, le livre sérieux écrit légèrement, la brochure passionnée, le journal amusant et l'opinion publique.

C'est au dix-huitième siècle que reviennent véritablement l'idée et la pratique d'une telle institution. Les coryphées qui y ont le plus contribué sont mesdames de Tencin, Geoffrin, de Rochefort, du Deffand, et d'Aiguillon, que Montesquieu fréquentait assidûment.

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