L'ESPRIT DBS LOIS CONDAMNÉ
c tradotto del francese in toscano, con alcimenote dei c traduttori. » C'étaient la première é^iion de Y Esprit des Lois et sa traduction en italien, avant les corrections de l'auteur.
Du reste les canonistes sont formels et unanimes : il n'y a aucun déshonneur à avoir un livre condamné par la congrégation de V Index. Seulement l'écrivain frappé doit accepter de cœur et d'esprit cette censure, comme on accueille un blâme de la part d'une personne autorisée et plus éclairée que soi.
Les Encyclopédistes riaient de ce tribunal et faisaient trophée d'obtenir ses arrêts, dépourvus de sanc' tion pénale.
La conduite de Montesquieu pendant ce procès avait été pleine de déférence et de soumission envers l'Église. En échange le décret de l'Index fut, pour ainsi dire, gardé secret, à ce point même qu'aucun de ses contemporains n'en parle, et que l'homme * qui connaissait le mieux le dix-huitième siècle en niait encore l'existence en 1887.
Depuis cette sentence jusqu'à la mort de Montesquieu, qui eut lieu trois ans q)rès , il ne parut plus à' Esprit des ZirOts. L'auteur préparait une édition revue et corrigée selon Ylndex^.
Cependant les veilles que lui avaient coûtées son ouvrage ; la correspondance qu'exigeaient de lui ses admirateurs, ses critiques et ses juges, les soupers et
1. Salnt-BeQve, U dMC de Siumaii; Camariet du lundi, I. XIII. ). Voir page S3t.
la conversation, rayaient beaucoup fatigué. La perte presque complète de la vue l'avait aussi très-vieilli, quoiqu'il dit gaiement : » Je sais être aveugle '. » Il éprouvait le besoin de se fixer définitivement à la campagne.