‹ Histoire de Montesquieu d'après des documents nouveaux et inéditsChapitre 226 sur 263 · MaupertuiSf Eloffe de Montesquieu · texte numérisé non relu

MaupertuiSf Eloffe de Montesquieu

3* Dictionnaire antiphiloiophique^ 17GT, p. 386.

CORRECTIONS DE SES OUVRAGES 33i

malade, Montesquieu vola chez lui, le pressa vivement d'appeler un confesseur ; et l'ayant persuadé, il courut à minuit lui en chercher un. La confession achevée, il ne consentit qu'avec peine qu'on différât jusqu'au jour à lui administrer la Communion.

On sait^ qu'à sa mort, Montesquieu préparait une nouvelle édition des Lettres persanes , et qu'il en donna le manuscrit, hélas ! perdu, à mesdames d'Aiguillon et Dupré de Saint-Maur , en leur disant : c Consultez avec mes amis et décidez si ceci doit paraître. > Une tradition a été recueillie dans le Comminges et rendue vraisemblable par M. le sénateur Sacase' : Montesquieu, dit-on, avait commencé à corriger son livre en 1752, à l'abbaye de Nizor, où les pieux solitaires, qu'il avait plaisantes avant de les connaître, l'avaient sinon converti tout à fait, au moins décidé à prendre cette grave et généreuse résolution.

Ce qui est plus précieux, il venait de remettre aux libraires une édition corrigée de Y Esprit des Lois qui du reste parut en 17 S7. On y trouve des changements dont quelques-uns étaient d'admirables modifications de style et dont la plus grande partie donnait satisfaction à l'autorité religieuse '.

1. Collé, Jcmmal, 10 fS?rler 1755; — Bernadan, Tabhnnde Bwr^' deaux^ 1810, in*13; — LeUra de madame d*AigaiIlon dans VÉfoge de Montêiqmieu par Maapertato.

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