‹ Histoire de Montesquieu d'après des documents nouveaux et inéditsChapitre 34 sur 263 · EipHtdu Loti, U XXIII, ch. ix · texte numérisé non relu

EipHtdu Loti, U XXIII, ch. ix

Qasritur argeatum, puerisque beaUi ereandfi Uior.... flIoB. EpUt, 1. I, ep. })•

c mariage à charge et coûteux, il faut y être invité et < par les richesses que les femmes peuvent donner et c par l'espérance des successions qu'elles peuvent « procurer*. »

Près de la baronnie de Montesquieu, à Clairac, il y avait une jeune fille candide^ et bonne, pas jolie' et bottant même * un peu lorsqu'on la regardait, mais riche ^ puisqu'elle avait cent mille livres de dot. L'oncle de La Brède la demanda à son père, ancien lieutenantcolonel^, chevalier de Saint-Louis, qui dût tout d'abord avouer que sa fille était calviniste très-zélée^.

La Brède descendait, comme on l'a vu, de protestants convertis', néanmoins la réponse était grave. Depuis la révocation^ de l'édit de Nantes, la pratique de la religion réformée était un crime puni au moins de mort civile : les protestants et même les catholiques qui se mariaient devant le ministre ne pouvaient contracter qu'un concubinage et n'avoir que des bâtards; enfin à leur décès, ils étaient jetés à la voirie. Non-seulement Louis XIY avait, en 1685, prescrit ces

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