Voici les bans et l'aete de ee muiage
N« 2S4. — Parùiêêe de Sabîi-Maixmu
c Aujourd'hui, trentième da mots d*aTril 1715, J*ai donné mon eertiflcat de la pobllcation des deux bans de mariage à M. de Secondât, baron de la Brade, qui doit ae marier le même jour avec Made-
cun va vouloir donner un motif diiTérent. On peut simplement l'imputer à l'avarice. Si on l'attribue au scepticisme, H. Coquerel' regrettera d'avoir accusé d'amitié pour les persécuteurs de la religion réformée le seul philosophe du dix-huitième siècle qui se soit allié avec une de ses coreligionnaires. D'ailleurs les catholiques auront une expUcation nouvelle de l'influence protestante qui règne dans les Lettres Per* saneSy dans Y Esprit des Lois, et même dans la Gfrandeur des Romains.
Mais on peut exercer de l'influence sur quelqu'un sans en avoir le cœur : la tradition rapporte que Mon-
molselle Lartigue, à Saint-Michel, Mgr rtVBfaeTéqae ayint dispensé du troisième. En foi de quoi J*ai signé.
c Signé : Rimgueneao, enré de Salnt-llaixent. »
N» 342. — ParoUse Saint^Michel,
« Le 80 avril 1715, après la cérémonie des fiançailles, et la pablleation de deux bans, faite par deux diversions de dimanches ou fêtes commandés, sans avoir découvert aucun empêchement civil ou canonique reconnu, vu la dispense du troisième, en date du trentième avril, signé Bensemont, vicaire-général, ont reçu la bénédiction nuptiale : Messire Charles Secondât de Montesquieu , chevalier, seigneur baron de LaBrède, conseiller an parlement, habitant de la paroisse de SaintnMaixent, d*une part, et demoiaelie Jeanne Lartigue, de eetta paroisse, de Tautre.
c Ledit mariage fait en présenee de sieur Antoine Broead , éenyer, colonel général desCostes, mattro Etienne Brossier, mettre tailleur, habitant de la paroisse Sainte -Eulalle, témoins à ce roquls, qui ont signé, exoepté ledit Brossié.
Signé : Secondât de Montesquieu, époux; Janni
Lartigue, etpouse ; Moreau; A. Brogjd, elGu-
■AUD, curé de Seause.