Esprit det lois. Ht. XXX, chap. itid
2. Covtumtide Montesquieu, in-S, 1843. Bordeaux, t. ËJ. LaboaUjre, Eioge de Savigny, 1843.
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du peuple qu'il ré^^it; il en est la manifestation, loin d'i^tre une règle absolue. D'après Montesquieu, « les c lois ont suivi et doivent toujours suivre les mœurs ' » et c il ne faut point faire parles lois ce qu'on peut faire c par les mœurs ^. » En un mot, au nom de la liberté, notre auteur ne voulait pas qu'un code modifiât le caractère d'une population ; il prétendait que le génie national agit peu à peu sur le développement de la législation : chez nous on n'en a demandé l'unité, que lorsqu'elle a existé dans les mœurs.
Quoi qu'il en soit, l'histoire d'un membre de la magistrature assise et celle de sa compagnie, se confondent ensemble. Montaigne et La Boêtie, qui ont fait aussi partie de ce même parlement pendant une dizaine d'années chacun, n'ont pas laissé de traces de leurs fonctions judiciaires.
La tradition ' dit que la carrière de Montesquieu fut pleine de dévouement aux intérêts publics, de travail et d'équité. 11 s'est expliqué sans détour sur ses aptitudes : < Quant à mon métier de président , J'ai le c cœur très-droit, je comprenais assez les questions c en elles-mêmes ; mais quant à la procédure, je n'y c entendais rien ^. » Son génie donnait à ses pensées un essor trop élevé pour l'assujettir à cette attention détaillée que nécessitent l'étude des dossiers, l'audi-