‹ Histoire de Montesquieu d'après des documents nouveaux et inéditsChapitre 47 sur 263 · Kn · texte numérisé non relu

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t. Bibliothèque Oouiin, àlaSorbonn*.

SES TRAVAOX. 45

c tique n'a passée champ de bataille, il «en peut c prendre mille autres, parce que toutes les impric meries sont ouvertes... >

Ces titres, ces services et ces qualités valurent à Montesquieu d'être nommé plusieurs fois' président.

Mais ce qui nous attire le plus est ce qu'il a écrit pour cette société, à des dates diverses. Le malheur est que la moitié est inconnue, grâce à la négligence des uns et à la jalousie des autres. J'en ai trouvé des fragments un peu partout.

On peut diviser ce qui reste en plusieurs genres.

Les pièces les moins importantes ' sont une dissertation sur le système des idées (1716), où Montesquieu prouvait que celui de Malebranche est très-ancien, et une seconde sur la différei\ce des génies^ dont je ne connais que le titre (1717).

La politique des Romains dans la Religion fut, à mon avis, le seul ouvrage remarquable qu'il présenta. Le fond, inspiré du traité de la divination de Cicéron', était faible, les recherches insuffisantes; le panthéisme et le christianisme y étaient confondus d'une manière fâcheuse, et le style contenait trop d'antithèses ; mais on y trouvait des aperçus brillants, une curiosité sagace et déjà des considérations générales. Montesquieu lut cette dissertation en deux séances particulières et eut un très-grand succès : l'acadé-

1 . Voir Im regtetras mm. de rAeadémle de Borderai. 3. Voir la traduction de J.-V. Loelere, Préfoee.

mie décida qu'U la relirait dans une séance publique, le 18 juin 1716. L'oubli dans lequel il Ta toujours laissée fait croire qu'il l'avait condamnée ou qu'il ne se doutait pas alors que sa voie fût dans la philosophie de l'histoire.

Les travaux scientifiques furent ceux qui le captivèrent davantage; j'ai la preuve,, dans une lettre iuédite citée plus loinS qu'en 1737 son ambition était d'en publier un recueil.

Malgré une vue faible et basse, il faisait des observations à la loupe ; il avait disséqué une grenouiUe et étudié les qualités nutritives de divers végétaux. Son herbier était fort précieux : en 1793, les agents de la Convention le détruisirent comme suspecta

La médecine, la physique, l'histoire naturelle, tout le sollicitait. C'étaient, à ce propos, des discours, des observations, des réponses aux correspondants et des résomptions * ou résumés de lectures faites à l'Académie.

Le 17 novembre 1717, Isl folle Recherche de teS" sence des maladies en général et des fièvres en particulier n'obtint que son blâme; mais la doctrine hasardée des esprits animaux le séduisit.

En 1718, il prouva d'une manière fort sensée à un médecin que les taches des enfants, appelées envies ne sont qu'un préjugé. On le voit, en août suivant,

2. Le Républicain français^ fructidor an UI, p. 4t7S« S. Jouannet, Staiiiti<iue de la Gironde^ 1837.

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