Taine, tar Carî^lê^ eh* v
3. DetnoimteiTM, Voltaire et la êoeUlé m dis^kuUUma êiécle. Péris, Didkr, 8 vol. la-8, 1870-1877*
Le futur auteur de Y Esprit des Lois en rapporta l'intelligence du régime aristocratique, le respect du pouvoir héréditaire et la déférence pour le culte établi.
Pareil voyage avait jeté Fécrivaindes Lettres philosophiques dans un scepticisme universel ou dans la négation railleuse des institutions et des problèmes les plus intimes de la destinée humaine.
BuffonS avant 1738, époque de son passage en Angleterre, n'avait donné que des Mémoires sur la géométrie, la physique et l'agriculture. Depuis il porta le premier dans son Histoire naturelle^ la critique qui édifie et non celle qui renverse.
En un mot, celui-ci fut frappé de la liberté scientique, celui-là de la liberté religieuse et Montesquieu de la liberté politique.
Rien ne prouve que Montesquieu ait visité l'Irlande, toutefois il en parlait volontiers, il en disait même' : c Si j'étais Irlandais, je désirerais l'union de mon pays avec l'Angleterre; et comme ami partout de la liberté, je la souhaite sincèrement par cette simple raison qu'un peuple faible uni à un peuple beaucoup plus fort ne peut jamais être certain de goûter toujours les avantages de la liberté constitutionnelle, à moins qu'il n'ait par ses représentants une part proportionnelle dans la législature du royaume le plus fort. >
1 . Nadaud de Baffon, Corre$pondanee înidUt de Buffbn^ 2 ?ol. iii-8. Paris, Hachette, 1860.