ÉDITIONS DÉFINITIVES DE SES ŒUVRES
il n'a plus varié. M. Olleris * a très-bien démontré que c'est le seul qu'ait avoué Montesquieu et que l'édition donnéç par la famille est pleine de fautes et d'erreurs.
Je continue l'énumération des travaux de notre auteur. Mallet du Pan dit quelque part ^ : « Le fils de « Montesquieu a deux volumes in-folio écrits tout en- « tiers de la main du président, avec ce titre sur le « dos : Esprit François. C'est un recueil de chansons « choisies par lui-rùème » . Voici ce qui, à ce sujet, me semble plus vraisemblable.
Il existe à la bibliothèque de la ville de Bordeaux un sottisier, qui lui vient de son Académie. C'est une collection manuscrite des vers les plus libres, depuis Régnier jusqu'à Grécourt, que leur note gauloise a empêché de publier en dehors des œuvres complèles, ou même d'imprimer. Je suppose que ce volume est celqi dont parle Mallet du Pan, parce que Montesquieu aimait ce genre de recueil (nous l'avons vu déjà^ en faire un, composé de satires), et parce qu'il contient des pièces qui lui sont attribuées par le copiste et qui sont confirmées ou corrigées de sa main même. J'en extrais trois morceaux de stvle différent, et médiocres comme tout ce qu'il a fait dans ce genre et qui expliquent son dédain pour la poésie : Montaigne
1 . Comidéraiions sur les causes de la grandeur des Romains, Paris, Malre-Nyon, 1845.