‹ Histoire de MontesquieuChapitre 174 sur 274 · Introduction générale à V Histoire du droit , ch. xiv · texte numérisé non relu

Introduction générale à V Histoire du droit , ch. xiv

238 CHAPITRE XyiII.

fonds des idées de V Esprit des Lois avait été emprunté à la Science nouvelle. Ce paradoxe a été réfuté par MM. Sclopis^ et Franck^ avec une grande autorité : « Il n'y a aucun indice que Montesquieu, dans ses « voyages, ait connu les ouvrages de Vico, dit l'un; » l'autre ajoute : « Cela me paraît d'autant moins pro- « bable que les travaux de Vico étaient à cette époque a presque ignorés des Italiens eux-mêmes. »

On désire ajouter un mot pour les diplomates. Le manuscrit de Y Esprit des Lois contenait un chapitre sur le « Stathoudérat ^, » où l'auteur faisait voir la nécessité d'un stathouder, comme partie intégrale de la Constitution des Provinces-Unies. Mais alors les Anglais venaient de faire nommer à ce poste le prince d'Orange : ce qui déplaisait à la France, qui profitait du gouvernement acéphale des Hollandais pour pousser ses conquêtes en Flandre. Montesquieu craignit * que ce passage ne fût mal accueilli dans sa patrie et ne l'envoya pas à Vernet. C'est bien là sa prudence ordinaire, qu'on retrouve dans une lettre à Guasco : « Je veux éviter toute occasion de chicane*. »

De ces trois morceaux supprimés, un seul, Vlnvocation aux Muses, a été retrouvé et publié. Où sont les

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