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qui a est le maitre pour donner de la noblesse à tous ses sujets ^ », a trouvé dans les Saintes Ecritures et dans sa grande âme, ce législateur revenu du mont Sinal et transfiguré par le souffle de Dieu.
On raconte qu'un petit enfant, le dernier d'une nombreuse et pauvre famille, menait tous les jours ses frères atnés jouer en face de cette œuvre sublime, et l'admirait avec eux, inunobile, enivré de l'éclat qui frappait son âme exaltée. Au bout de quelques années, les uns avaient pris involontairement une attitude plus noble, les autres devinrent sculpteurs ou peintres, tous eurent le goût des arts.
Ce petit garçon est mon image. Je voudrais avoir emmené avec moi, pour étudier la vie et surtout les livres du plus grand publiciste de France, les hommes qui désirent s'occuper des affaires publiques. Ceux-ci deviendraient législateurs, ceux-là philosophes, qui plus pratiques, qui plus savants, tous meilleurs citoyens.
Montesquieu dit dans la préface de Y Esprit des Lois:
Si je pouvais faire ea sorte que tout le monde eût de nouvelles raisons pour aimer ses devoirs, son prince, sa patrie, ses lois; qu'on pût mieux sentir son bonheur dans chaque pays , dans chaque gouvernement , dans chaque poste où l'on se trouve, je me croirais le plus heureux des mortels.
Si je pouvais faire en sorte que ceux qui commandent augmentassent leurs connaissances sur ce qu'ils doivent pres-