‹ Histoire de MontesquieuChapitre 94 sur 274 · MONTESQUIEU EN ANGLETERRE · texte numérisé non relu

MONTESQUIEU EN ANGLETERRE

« l'excessive bonté et Tintelligence inouïe de mon « hôte me dédommagèrent bien de mon plongeon. Et « puis la liberté ! Voilà la grande affaire ! Il n'y a « qu'elle qui permette à chaque individualité de se « produire, et qui, en échange de quelques excentri- « cités, donne de nombreux et utiles résultats. » Le salon de Chesterfield lui facilita de voir encore les ministres Walpole, les portes Swift et Pope, sans compter Folkes S savant professeur d'Edimbourg, qui l'entretint d'instruction publique, et le naturaliste genevois Tremblay qu'il invita à venir le voiràLaBrède. Il forma des relations avec tous les savants, tous les politiques, tous les hommes enfin que l'étude et les événements avaient fait réfléchir.

La Société royale le reçut, le 26 février i730, sur la réputation des Mémoires qu'il avait lus à l'Académie de Bordeaux, sur son goût pour les sciences et son aptitude pour les questions sociales. Nous verrons qu'il lui envoya des relations scientifiques à son retour à La Brède.

Les ressorts de la constitution attirèrent surtout son attention et lui dévoilèrent leurs secrets dans les discussions parlementaires. Le 28 janvier 1730, il assistait^ à la séance de la Chambre des communes, où lord Bolingbroke reprocha au ministère Walpole d'avoir négligé, conformément au traité d'Utreclit, de

Page 1