Soulavie, Pièces inédites, ubi supra
h,' Année littéraire, Mhh,
176 cHAPiTae XIV.
de Londres l'ayait agréé aa nombre de ses membres, n hii envoya plusieurs communications dont deux sont analysées dans la Bibliothèque raisonnée des savants de r Europe (Amsterdam, 1747). L'une r^^rle un fait insignifiant de cristallisation, comme on voit s'en produire dans toutes les eaux fortement minéralisées. Par l'autre, il se vante d'avoir trouvé un fucus dans une fontaine thermale, où il y en a toujours. Chacun a le droit de n'être pas au courant de la science de son temps, mais de telles découvertes ne dévoilent que l'ignorance de celui qui les fait.
Je ne dirai qu'un mot du sublime épisode de Lystmaque, envoyé à l'académie de Stanislas, qui venait d'inscrire le nom de Montesquieu sur la liste de ses membres.
En nous montrant, dit M. Franck*, le philosophe Callisthène souffrant la plus horrible mutilation pour avoir refusé d*adorer Alexandre à la manière de ses esclaves d*Asie, et un de ses plus vaillants généraux, Lysimaque, condamné aux bétes féroces pour avoir témoigné quelque pitié à la victime de cette barbarie, Montesquieu, à ce que je soupçonne, a plutôt voulu nous donner une idée de Fantipathie qui existait alors entre les mœurs asiatiques adoptées par Alexandre et le libre esprit de la Grèce, demeuré vivant même dans son armée et à sa cour.
M. Franck se trompe. Sans doute, la philosophie stoïque n'était pas encore formulée, mais elle existait depuis Diogène ; et c'est bien elle que Montesquieu a