‹ Histoire de Montesquieu: sa vie et ses œuvresChapitre 131 sur 269 · Cabinel d'Élienne Charavay · texte numérisé non relu

Cabinel d'Élienne Charavay

sur les services rendus par Olivier de Serres, dont il relisait sans cesse les ouvrages. On connaît de lui sur les sciences, sur le commerce et la marine, des mémoires qui sont fort médiocres. Il se contentait du nom de Secondât * et n'osait, par humilité, porter le nom illustré par son père, qui, d'ailleurs, par un sentiment aussi exagéré, le croyait supérieur à lui-même et le consultait sur ses travaux : singulier aveuglement ! Puisse ce brave homme n'avoir eu aucune influence sur Y Esprit des Lois. J'ai peur de me tromper, si j'en juge par la manière dont il a publié, en 1758 la Grandeur des Romains dans l'édition des œuvres complètes de son père. Nous le retrouverons plus tard.

La fille cadette de Montesquieu s'appelait Denise, et plus familièrement Mimi^. Un abbé, qui lui fit des vers italiens, insérés au Mercure de France^ et traduits par Lefranc de Pompignan, vante sa beauté, sa vertu et ses talents ; mais on ne se rappelle que le début de cette pièce :

D'un père illustre adorable portrait...

Tous ceux qui l'ont connue attestent en effet que sa ressemblance physique et morale avec Montesquieu était frappante. Était-ce pour ce motif qu'il lui mon-

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