‹ Histoire de Montesquieu: sa vie et ses œuvresChapitre 151 sur 269 · Fr. Hardy, Uemoirs ofCharlemont, 2 vol. in · texte numérisé non relu

Fr. Hardy, Uemoirs ofCharlemont, 2 vol. in

CONVERSATION DE MONTESQUIEO. 217

tesse, de ses prévenances et de ses entretiens avec les dames. Le petit-maître le plus accompli n'était pas auprès d'elles plus amusant par la gaieté de la causerie, ou plus inépuisable à trouver et à dire les mille riens qui leur plaisent tant. »

Selon les mémoires de Chesterfield*, « dans un salon ordinaire, Montesquieu ne répondait pas à Tidée qu'on se faisait de lui, mais dans une société choisie, personne n'était plus aimable, plus spirituel et plus tout à tous. » On raconte pourtant qu'une demoiselle un peu galante, certain soir, lui adressa vingt questions qui l'impatientèrent. Il saisit le moment où elle lui demandait ce que c'était que le bonheur. « Le « bonheur, s'écria-t-il, c'est la fécondité pour les « reines, la stérihté pour les filles et la surdité pour a ceux qui sont auprès de vous^. »

Une autre fois, il disputait sur un fait avec un conseiller du parlement de Bordeaux, qui avait de l'esprit, mais la tète un peu chaude; celui-ci, à la suite de quelques raisonnements débités avec fougue : « M. le « président, s'écria-t-il, si cela n'est pas comme je « vous le dis, je vous donne ma tète ! — Je l'accepte, « répondit froidement Montesquieu, les petits cadeaux a entretiennent l'amitié'. »

1. Matty, Memoirs of lordChesterfietd, 4 vol. in-|o. Londres, 1777. Sect. II, 17 27.

2. Laplace, Pièces intéresêonies et peu connuet, Bruxelles, in^Si 1787, t. V, p. 385 et 386.

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