‹ Histoire de Montesquieu: sa vie et ses œuvresChapitre 212 sur 269 · Duc de Nivernais. Œuvres posthumes, 2 vol. in · texte numérisé non relu

Duc de Nivernais. Œuvres posthumes, 2 vol. in

triole et devancier. Voici du moins ce que Montaigne ^ nous raconte dans son curieux Voijagc en Itnlie :

Ce jour, au soir, ni 3 furent rendus mes Essais, chàliés selon Topinion des docteurs moines. Le maître du sacré palais se contcnloit tant des excuses que je faisois sur chaque article d^animadversion que lui avoit laissée un frater françois, qu'il remit à ma conscience de rhabiller ce que je verrois estre de mauvais gousl... (En partant) ils me prièrent de n'avoir aucun égard à la censure de mon livre, en laquelle d'autres François les avoient avertis qu'il y avoit plusieurs sottises; ajoutant qu'ils remettoient à moi-même de retrancher en mon livre, quand je le voudrois réimprimer, ce que j'y trouverois de trop licencieux et, entre autres choses, les mots de fortune.

L'affaire de Montesquieu eut une suite bien différente. Monseigneur Aimaldi, nommé au mois d'avril M^i, mit presque une année avant de déposer son rapport. Attendait-il des éclaircissements qui n'arrivèrent pas ou qui parurent insufilsants ? Il y eut une nouvelle édition du chef-d'œuvre, mais elle ne contenait pas de corrections sérieuses.

Alors la Congrégation rendit un décret de censure, daté du 2 mars 17S2 ^, contre les deux ouvrages intitulés : l'un « de Y Esprit des Loix, ou du Rapport que « les loix doivent avoir avec la constitution de chaque a gouvernement, les mœurs, le climat, la religion, h a commerce, etc. ; » et l'autre « Spiriti délie Leggi,

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