‹ Histoire de Montluçon, d'après des documents inédits. Annexes: Montluçon industriel, l'antique cité féodale transformée en ville industrielle, 1840; notabilités montluçonnaises; environs de Montluçon; étude sur NérisChapitre 23 sur 113 · MONTLUÇON PENDANT LES GUERRES DE RELIGION · texte numérisé non relu

MONTLUÇON PENDANT LES GUERRES DE RELIGION

Lehardy ou Lardy, Seigneur de Vaux, gentilhomme huguenot, établit des religieuses Ursulines dans son hôtel de la rue des Serruriers. (1)

Cette communauté eut d'autres bienfaiteurs qui sont : 1" M. Graillot l'alné, officier au grenier à sel, mort en 1649. 2" M. Graillot, frère du premier, aussi grenetier, mort eu 1675. 3° M. MétéDier de Bussière, avocat.

4«M. Charrectonde Beaulieu, procureur du Roy en l'élection etau grenier

à sel de Montlucoo.

5° M. Soûlaud, contrôleur au même grenier & sel. &• Le Médecin Préchonnet, frère du premier confesseur des religieuses,

curé de ChAteaurieux, chanoine de Saint-Nicolas et archiprëtre.

Les Ursulines possédaient ledomalnedeBlanzatjvenudelafondatrice, et ceux de Paaquis et de Saint-Maur. Elles avaient encore une propriété & la Pérelle, paroisse de Domérat.

D'après leur iostitulioD, les religieuses de l'ordre des Ursulines étaient spécialement chaînées de l'éducation de la jeunesse.

La oonfrdrîe de Sainte-Anne. — Cette confrérie, qui existeencore aujourd'hui, a été fondée le 22' juillet 1645, pardevant François Guy et Pierre Jay, notaires royaux, qui en ont écrit les statuts, en présence de :

t Pierre Gandolin layné, Jean Seurat, Sébastien Bazin, Robin Jacques, Pierre « Gandolin lejeunc, Léonnard Jalladon, l.éonnard Manet et Michel Honeslier, tous

• maistres menuïiere demeurant en ceale ville de Montluçon, paroisse Nostre-Dame

■ el Saint Pierre, lesquels de leur bou gré et bonne vollonté, désirant faire quelque

■ chose pour le service de Dieu et madame Saincte Anne etmonsieurSainctJouachin

t ont fondé une confrairie à l'honneur de Saincte Anne et de Sainct Jouachin, qu'ils

< faironl et célébreront perpétuellement à chascun jour de leur feste qni est le vingt- 1 sixiesme juillet, jour de Saincte Anne, pour ce faire s'assemblent lesdicls confraires, « la veille de la leste de Saincte Anne, et tous assemblés iront au lieu ou leur gasteau « el pain beoy si prendre, lequel gasteau et pain beny sera de valeur de quarante

■ sols, lequel gasteau sera partagé dans l'esglise Sainct Pierre le jour de Saincle

• Anne après la procession, par celui qui sera par lesdicts confraires nommé pour en « foire la distribution, et tous lesd. confraires assisteront à vespres, vigilles de mors

■ el grande messe qui se diront et célébreront chascune année à ceste intention en

< l'esglise de Sainct Pierre dudit Montluçon Seront aussi tenus, lesd. confraires

< d'aller tous ensemble au lieu de Lavaux-Saincle-Anne, auquel lieu ils feront dire

■ el célébrer une messe à l'honneur de Saincte Anne et SaincI Jouachin A esté

• accordé entre lesd. confraires que l'un décédant, les autres confraires seront tenus

(t) 11 subsiste encore quelques vestiges de celte ancienoe construction, qui était située au centre de la rue des Serruriers, à l'angle de l'Impasse du Rempart.

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■ d'assister à son enterrement ayant chascun une torche ardente à leurs mains, et I payeronl demy-lîvre de cire pour ceux qui n'assisteront, i {t)

Suiventdiversesautresobligations qu'il serait trop loDgd'énumérer ici.

L'année suivante, les menuisiers commandèrent h l'artiste Pierre Bridier, de Montluçon, un tableau représentant Sainte-Anne et le placèrent en grande pompe dans l'église. Au bas de ce tableau on lisait :

• Let menuziers, confrsirea de Ssinct Anne, m'ont faict faire. »

Revenons aux Ursulincs.

En 1650, Graillot le jeune fit acheter aux Ursulines la maison de M. Atamargot, dont les jardins touchaient aux murs de la ville. Elles s'y transportèrent la même année, le 30 juin, au nombre de douze, tant professes que novices, et ouvrirent de suite un pensionnat qui, sous le même vocable, subsista jusqu'à la Bévolution.

Madame de Vaux, la fondatrice, y mourut en 1651, & l'âge de quatrevingts ans.

Peu de temps après sa mort, la communauté s'accroît et compte une vingtaine de religieuses.

En 1655, mourait Nicolas Johaonot de Bartillat, le châtelain d'épèe de Montluçon.

En 1655, fondation de la Confrérie du Saint-Sacrement.

En 1657, M. de fiartitlat, garde du trésor royal, facilite aux religieuses l'acquisition d'une maison dont elles ont besoin pour agrandir leur élablissemeut.

En 1659, l'horloger Amhlard installe une horloge au Couvent dea Ursulines.

A une longue période de troubles et d'agitation, succéda enfin une ère de calme et de tranquillité. Aussi, lapins grande partie du xvn* siècle s'écoula sans grands événements importants.

Nous nous bornerons dcmc & enregistrer les faits et actes principaux survenus au cours de cette période.

(1) Les BlatuUde ta sock^té ont été revisés en 1816, et, dit le secrét&ire Aupérin, ■ la confrairie représentes trois poinis de vue : 1" point, la religion ; 2* point, la

• sçocléié d'hommes qui se réunit tous les ans pour faire les cérémonies religieuses en

- l'honneur du Sainct ou Saincte qu'ils ou foii ; 3" point, pour se prouver mutuellernent

- l'union, la concorde et l'amitié qu'une société d'hommes civilisés doivent avoir

• ensembles — m Juin, mauvaise année -1816 .. Le secrétaire Aupérin ajoute ; • Le blé

• seigle a vallu vingt-huit francs le aeplier ; le vin a l'oberge veau aO sols la carte. .

(Ë>;TH:tlT DL' RSOISTRE DE LA CONFRERIE)

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Dessin <lc UoLGBROLLE, Archilecte Le Olooher Saint-Pierre et perspective dn Château

(Vue priie de ta Place de la Poterie)

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Avant de relater les actes et ordonnances, nous avons le devoir de mentionner que des répanitiODs très importantes ont été foites :

En 1622 à l'Eglise Notre-Dame.

En 1638 & l'Eglise Saint-Pierre.

La nef et le clocher de cette dernière ont été modifiées suivant le style de l'époque, ainsi qu'on peut le remarquer sur la gravure ci-contre.

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