BIOGRAPHIE : HOMMES POLITIQUES 2SI
BONNEAU (Jean). — Consul de France en Pologne, s'opposa énergiquement au démembrement de ce pays. Arrêté par les ordres de Catherine II et jeté en prison, il y languitjusqu'à l'avènement de Paul III. Il vint mourir dans sa patrie après avoir perdu sa femme et sa fille du chagrin que leur avait causé sa détention (1738-1805).
ALLUT (Antoine). — Physicien et avocat, prit part à la grande Encyclopédie. Député du Gard à l'Assemblée législative, il se prononça pour le parti de la Gironde et fut guillotiné le 34 février 1794 (né en
CRASSOUS (Jean-François Aaron). — Avocat, député de l'Hérault au conseil des Cinq-Cents en 1795, il fut nommé président. Membre du Tribunat après le 18 brumaire, puis sénateur. Traducteur de Sterne (1746-1801).
BONNIER d'ALCO (Ange). — Président de la Cour des Comptes au moment de la Révolution. Nommé par le département de l'Hérault à l'Assemblée législative, puis à la Convention, il vota la mort de Louis XVI. Envoyé en qualité de plénipotentiaire au Congrès de Rastadt, il fut assassiné le 29 avril 1799, à son départ de cette ville, ainsi que son collègue Jean Debry. Il fut décrété que, pendant deux ans, la place de Bonnier serait vacante et couverte d'un crêpe et qu'à chaque séance, à l'appel de son nom, le président répondrait : Mort au champ d'honneur (1750-1799).
CAMBACÉRÈS (J E AN -Jacques-Régis). — Deuxième consul, archi-chancelier de l'Empire (1753, mort à Paris en 1824).
CAMBON (Pierre-Joseph). — Homme d'Etat, créateur du Livre de la Dette publique. D'une probité reconnue de tous, il fut chargé' de l'administration des finances de la République pendant cinq ans. Contri-
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bua à la chute de Robespierre. Décrété d'accusation par la Convention, il parvint à se soustraire, par la fuite à ce décret et à la mort qui le menaçait. Compris dans l'amnistie du 4 brumaire an IV, il revint à Montpellier et se livra aux travaux des champs.
Nommé, en 181 5, membre de la Chambre des Représentants, il ne fut pas compris dans le décret d'amnistie, comme ayant voté la mort de Louis XVI. Il se retira à Bruxelles (17 54-1820).
FABRE, dit de rHérault. — Vota, à la Convention, la mort de Louis XVI, sans appel. Envoyé comme commissaire aux armées des Pyrénées-Orientales, il fut tué, à la prise de Collioure, par les Espagnols, en défendant le passage d'un pont (1794). Robespierre fit son éloge à la Convention qui décerna à Fabre les honneurs du Panthéon. On ignore l'année de sa naissance.
DURAND (jAcauES-Louis). — Né en 1760, maire de Montpellier de 1790 à 1793, accusé d'avoir soulevé la population contre le nouvel état de choses. Mandé à Paris, il fut exécuté le 12 janvier 1794.
DARU (Bruno, comte). — Membre du Tribunat, ministre plénipotentiaire à Berlin. Ministre, secrétaire d'Etat en 181 1. Pair de France, membre de l'Académie Française, de l'Académie des Sciences. Poète, historien. Traducteur en vers d'Horace, d'une Histoire de la République, de Venise^ etc. (1767-1829).
BÉNÉZECH. — Préfet colonial de Saint-Domingue, ministre sous le Directoire. (Mort dans cette île en 1802).
LAJART (Pierre- Auguste). — Ministre de la guerre du 16 juin au 6 août 1792.