‹ Histoire de MontpellierChapitre 76 sur 145 · AYANT SÉJOURNÉ A MONTPELLIER · texte numérisé non relu

AYANT SÉJOURNÉ A MONTPELLIER

PLACENTIN. — Né à Plaisance, dans la Lombardie, entre 1120 et 1123. L'arrivée de Placentin à Montpellier est indiquée par les auteurs vers 1 160. Son séjour dans cette ville est marqué non seulement par ses travaux de professorat, mais encore par la composition de ses plus importants ouvrages de jurisprudence. Il fut, dit le Petit Thalamus, le premier docteur qui ait jamais enseigné à Montpellier ; après une absence de quelques années, il y vint de nouveau et y mourut le 12 février 11 92. Il fut inhumé dans le cimetière Saint-Barthélemy.

ARNAUD DE VERDALE. ~- Evêque de Mague-

lone. C'est le premier chroniqueur de Maguelone et de Montpellier (1309-1352).

PÉTRARQ.UE. — Vint étudier le droit à Montpellier de 13 17 à 1324. Il eut pour professeurs Jean d'André et Cinus Sinibuldi.

URBAIN V (Guillaume de Grimard). — Pape, né en 1303 à Grisac (diocèse de Mende), mort le 19 décembre 1370 à Avignon. Il avait professé le droit canon à Montpellier et s'intéressa toujours à cette ville. 11 fonda le monastère de Saint-Germain et le collège de Mende des Douze Médecins. Il vint plusieurs fois à Montpellier pour s'assurer de l'exécution des travaux qu'il avait ordonnés (p. 87).

PELLICIER (Guillaume). — Evêque de Maguelone et premier évêque de Montpellier. C'est par ses démarches qu'il obtint le transfert de l'évêché dans cette ville. Botaniste et littérateur, il était considéré comme un des plus grands savants de l'époque, par sa connaissance de plusieurs langues. Né à Mauguio en 1490, il fut convaincu de jansénisme, et se retira au château de Montferrand, où il mourut en 1568.

RABELAIS. — Suivit pendant l'année 1551 les exercices de l'Ecole de Médecine et pour remplir l'obligation imposée aux bacheliers, il expliqua les Aphorisnies d' Hippocraie et VArt Parva de Gallien, tirant parti de ses études philologiques pour rectifier le texte grec d'après un manuscrit qu'il possédait. Il nous a donné lui-même le nom de ses compagnons d'études dans la farce dont il donne le texte dans Pantagruel^ liv. 11, chap. v : Je ne vous avois oncques puis veu que jouostes à Montpellier avec ques nus autey ny amis, Ant. Saporta, Guy Bouquier, Balthasar Noyer, ToUet, Jean Quentin, François Robinet, Jean Perdrier et François Rabelais, la morale comédie de celluy qui avoit épousé une mute. »

En attendant le grade de docteur qu'il ne prit que

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