‹ Histoire de NancyChapitre 123 sur 642 · Ibid,, no · texte numérisé non relu

Ibid,, no

8. Ibid., n» 3. L'archevêque de Trêves constata l'abandon fait par Aynès. {Jbid., n» 4-)

laS HISTOIRE DE NANCY.

dut lui donner une indemnité et s'engager à ne se livrer contre elle à aucun acte de violence. Blanche de Champagne et Thiébaut furent garants de cet engagement ^ Et comme si ce n'était pas assez de soumission envers les voisins de l'ouest, Mathieu II leur livra sa ville de Neufchâteau sur les bords de la Meuse, et il consentit, le 3o juillet 1220, à la recevoir comme fief de la Champagne'.

La vieille Agnès de Bar devait avoir sa revanche. Le mariage de Thiébaut IV avec Gertrude de Dagsbourg fut de très courte durée. Au bout de deux années', il était annulé par l'autorité ecclésiastique sous prétexte de parenté*; l'union avait été stérile, mais sans doute des motifs encore plus graves avaient amené la rupture 5. Gertrude ne tarda pas à se remarier ; elle donna sa main à Simon de Linange ; mais, jeune encore, elle mourut sans enfants, au début de i225^. Son riche héritage passa après de longues contestations partie aux évêques de Metz, partie à ceux de Strasbourg. Le frère de son troisième mari, Ferri, garda simplement Dabo, le château de Girbaden et le monastère de Hesse ; il est la tige de l'illustre famille de Linange- Dabo7. Quant à la ville de Nancy, elle fit sûrement retour au duc Mathieu II, soit après la rupture du mariage de Thiébaut IV et de Gertrude, soit après la mort de cette dernière en i225. Mathieu II sans doute ne restitua pas la ville à sa mère Agnès de Bar* et la garda pour lui. Même quand il se maria en 1226, il ne voulut pas se dessaisir de Nancy, en estimant la possession de trop grande importance. Il assigna en douaire à sa femme Catherine de Limbourg le château de Gondreville et, au lieu de Nancy, le château de Bitche, très éloigné du centre. Il estima ces biens d'un revenu de Soo livres messins et il s'engagea, s'ils ne produisaient point cette somme, à la parfaire sur ses domaines les plus voisins '.

Lors de son mariage, il n'avait point voulu céder Nancy ; il l'abandonna pourtant pour procurer à son fils un beau parti. En 1249, atteint de sombres

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