‹ Histoire de NancyChapitre 173 sur 642 · LES MONNAIES DE FËKRI III · texte numérisé non relu

LES MONNAIES DE FËKRI III

pièces avec ia légende FERI sous le cheval; au revers, avec le mot NANCEI une épée dont nous connaissons déjà la signification'. Mais ce type général offre des variétés innombrables. Tantôt, au lieu de FEUI, on lit simplement FE*; très souvent la pièce est tout à fait anonyme 5; sous le cheval on voit un croissant, une étoile avec un point, une fleur de lis. Au revers Tépée est accostée de différents objets : deux croisettes, un croissant et une étoile, une fleur de lis et une croisctte, deux rosaces. Souvent l'épée, au lieu d'être en pal, est soutenue par un bras*, et cette représentation a contribué à donner naissance à la légende relative à Temprisonnement du duc à Maxéville. L'apparition de la fleur de lis sur les monnaies lorraines est curieuse ; doit-elle être le symbole de l'alliance de jour en jour plus étroite qui unit les ducs à la Maison de France ? Le second type représente toujours au droit le cavalier armé de toutes pièces avec ou sans la légende FERIC sous les pas du cheval ; mais au revers se trouve Técu de Lorraine avec la bande chargée de trois alérions et la légende NANCEI. Au-dessus de l'écu on voit tantôt une étoile entre deux points, tantôt une croisctte, tantôt une croisette entre deux points. Le mot NANCEI est aussi disposé de façon différente autour de l'écu; la légende prend parfois celte forme •NE--NC"I*5. On s'explique que pendant un règne si long les variétés soient nombreuses. Voici enfin le troisième type plus rare : Técu de Lorraine est au droit avec la légende FER'R'I; au revers, dans les cantons supérieurs d'une croix à la tête recroisettée, on lit : NAN CEI ; dans les cantons inférieurs se trouvent deux fleurs de lis ^.

Cette activité de i'atelier monétaire contribue à la prospérité de la ville. Le développement de l'administration centrale est pour elle une autre cause de progrès. Dans presque tous les moments de répit que lui laissent ses guerres, le duc séjourne à Nancy. 11 est entouré de son conseil et de ses officiers qui l'aident en sa tâche. Le bailli de Lorraine paraît être son ministre principal, en attendant qu'un département spécial soit attribué au bailli d'Allemagne et au bailli des Vosges. Un receveur habitant Nancy lève les redevances du domaine7. Enfin sous Ferri 111 se développe à Nancy une institution fort originale. Dans la plupart des contrées, au moment où le régime féodal était florissant, le seigneur, entouré de ses vassaux en des assemblées générales, gouvernait ses États et rendait la justice aux sujets qui se présentaient à lui. Peu à peu les vassaux se dispensèrent de venir à ces réunions. L'autorité passa aux palatins, nommés par le seigneur. Quelques-uns d'entre eux gardèrent les

Page 1