I. Vuirlome II
l'hôpital SAI\T-%IIXIRN dans la V1LL1'>NEUVE. 201
Du calé du nord, rhdpîtal duiiiiail sur une vuste |)Iari' qui (iis|)anil, lorsque furent construits, au début du xvit° siècle, les liâU'ls de Iloucrke el de Gerbéviller, auxquels a succédé plus lard l'Hôtel de Ville. La fa^;ade reyardait cette place. Là est l'entrée de l'église avec son curieux portail auquel on accède par une série de marclies. Ce portail a été surajouté it la construction primitive dans les deux premiers tiers du xvii" siècle'. Une statue de la Vierge est placée au-dessus dans une niche. Des conlrerorls très massifs soutiennent à l'extérieur la chapelle. A l'îiilérieur quatre voûtes reposent sur un pilier central. Ce temple a subi peu de modificalious, depuis le dimanche 13 septembre iSgS où il fut inauguré par l'évêquo de Toul Christophe de Vallée'. Il est dédié à saint Julien comme l'hôpital lui-même et à saint Nicolas, le patron de la Lorraine. L'autel est orienté, c'est-à-dire placé à l'est ; on y
dépo.sa des reliques de saint Etienne el de saint Sébastien. Deux autres petits autels sont placés à droite et ft gauche ; ils coiitieimeiit des reliques de saint Nicolas el de saint Martin. Cette église a servi pendant un cerlairi temps
I. Au Dioairnl où nous corriijfons les épreuves, Sainl-Julien est dc^triiil ri il faut mcUrc nos phrases ■u p»né. Heureugement, le porlail a Hé sauvé et a été redressé avei: liraiicoiiji il'arl dans Ja cour du Miuée lorrain.
». Chriitophorus > Valle Dci et Kanclm scdîs aposlolicie ijratia cpiscopiiï cl cornes Tullcnsis, sBcri imperii princep». unîvenis prcwnlrs liUTas visuris Iccturis quosipie prïwiis lanijit ueijoliuni ECU langcre potcril quooiodolibrt in Tulurum, salulem in Domino. r<orcrilis ipiod nos nnno Dumiiii millesimu quingenlesimo Donagcùmo tertio, tlie vrro tlomiaica. ijuie fuil ililudecima inensis septembris, eci^lesiani el altaria Itospllalis oppidi Nancl^i■^i Tiillensis uostnc diiEcesit in liunorein Dci et sub invocationc MocloniDi Juliani ri Nicolai, Uco atixiliante, rorisecraviinns el drdicavimus atque ia inajori allari rdiquiu nnclorum marlynim Klcpliani el Scliasliaui, in minori vcro Lealoriun roatessorum Nicolai el Uaniiu redusimus, singulisqui- Cliristi lidctibus ipiîo dedicationïs die uniini anniim el in die anni- Tcraario coniecrationls liujus modi pnEdictam eccleslun visitanlibus qiiadraijiula dies de vera indulgeotia in fonDa ecclesis! coasurla cniiOFHsiaius. — Sii/aé : Clirislopbtirus «[liseopus et cornes Tullenas.
de paroisse à la Ville-Neuve, avant qu'eût été construite l'église Saint-Sébastien ; ici ont été baptisés et mariés les habitants de la cité de Charles III, de iBgS à 1609'; ici, dans le jardin derrière l'église, ils ont été enterrés. Plus tard, quelques bienfaiteurs de l'hôpital et leurs familles obtinrent la faveur d'être inhumés dans l'église même ; ce furent : Denis Constant, le premier économe de la nouvelle maison, mort le 10 avril 161 o; un autre économe, lo prêtre Pierre Bourguignon, lo 8 février 1622*; Pierre de Rosières, prieur de Varangéville, l'un des directeurs, le 16 juin 1678; François de Serre, seigneur de devant, le 19 septembre i683, avec son fils et son petit-fils; Jean Parisot, licencié en droit, le 16 mai 161...'. Au xviii* siècle, Antoine de Marsanne, premier écuyer de Léopold, y trouva sa sépulture en l'année 1709*. L'église possède aussi un certain nombre de toiles médiocres et qui ne méritent pas d'être mentionnées. Nous ne signalons qu'un tableau représentant, aux pieds de Notre-Dame de Lorette, Willermin Richardot, bourgeois de Nancy, et Catherine Manessès sa femme, en l'année 16^9 5. Au fond apparaît une ^-ue à vol d'oiseau de notre cité à cette époque.
Contre l'église s'appuie le bâtiment même de l'hôpital avec son toit incliné et ses tuiles rouges qui de loin attirent les regards. Là était disposé d'un côté le dortoir des hommes, de l'autre celui des femmes. Quand on ouvrait les portes, les malades pouvaient entendre la messe de leur lit^. Des bîltiments secondaires, construits à diverses époques, entourent avec l'hôpital une première cour sombre et dont le sol a été peu à peu exhaussé^. Assez pittoresque est le balcon en fer qui règne autour des bâtiments. Derrière cette cour s'étendaient, sur deux autres cours, des dépendances de toutes sortes jusqu'à la hauteur de la rue Saint-Georges. Il y avait là des porcheries, des écuries et aussi des cellules où l'on enferma au xviii* siècle les fous*. Plus tard l'hôpital accensa les terrains sur la rue Saint-Georges à des particuliers
I. Chanoine de 1619 dans Dom (Ulmet, Notice de Lorraine, t. II, col. A^*
a. On lisait cette épitaphe dans l'église :
G Y GIST M" PIEKHE BOVRGVIGNON