Lepaoe, LIV
r>. Cette assignation est faite par la charte de septembre i34i en faveur du trésorier, citée plus loin.
t L'office de la chanterie auquel nous avons deputei certains biens et rantes, c'est assavoir une
maison que fuit lou Rouceil le Boitou et une qu'est estee Theveneil dit Mourraille que tient à Nanoey en la rue de notre dicte englise entre la maison Demengin Loilier d'une part et la maison Jdian dit Cliedaul d'autre part. »
6. fl Une maison séant a Nancey sur la fontainne entre la maison Minne que fuit d*une pari, et le chamin d'autre part. »
7. G, 35o. Original. Ce fuit fait quant li miliares courroit per mil trois cens et quarante et M» le mardi après la Nativitei nostre Dame on mois de septembre. Le jour de la Saint-Marc i344, tu
L^AUMONIEH, LE CHANTRE ET LE TRÉSORIER DE SAIPJT-GEORGES. SSfJ
Le 3 octobre i34o, Raoul céda au chapitre Saint-Georges les écoles de
^ej ^((ktuix des facu/tex eÛjQomi?
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(I>'i>pri!. la Pompe fanèbre
Nancy que devait dirirjcr un chanoine du c-liai>iln!, l'écoliUrc '. A celte chanjc
mnis d'iiTit, Rengnier» de Kancry dit Haulrtrnei: Jaarlit liallif de Vuage et Helliin mi /ami'. Tendent an leigneur Gêrart Irésorior In moitié d'une mainn tennt a tfancey anire lai miiton doit dit tigaoar Cemirl d'une part et loit ruy que vi/ent dou moulin con dit on Chasteil d'autre part.
I. Nous publions celte donation ni Importantr dans l'iiistoire de noire ville : Nous Raioulz dus de Loherrene Ft marchis faisons snvutr et riHjnissnnl a Kiiiz ijiic nous avons donnri ri donnons pour nous et pour DO* boin > tous jours niaix par pure Ji'vui-îun et pour Deu cl eu ■tiiioiic piircuieiit a nuslrf chapelle de sainct GFonjc de Nancey i[uc nous avons Fondée el estiulilie eu une partie de nostre
la.
23o HISTOIRE DE NANCY.
le duc assigna des revenus assez considérables. Le 24 décembre i34i9 il lui donna les maisons et terres qu'il avait acquises à Laneuveville-devant-Naiicy et sur les villages voisins, de Deyat, fils de Donyn, son juif de Nancy, el il renonça à tout droit d'amortissement. Il permit aux gens habitant ces domaines de prendre leur bois dans la forêt de Haye et dans celles de Vandœuvre, à la réserve de la forêt de Saurupt; il les affranchit de toutes redevances et services, même de Fost et de la chevauchée; il les soumit à la seule juridiction du bailli de Nancy. Il confirma à celui qui serait choisi comme écolâtre le don des écoles de Nancy. Il se réservait d'ailleurs, pour lui et ses successeurs, le droit de faire ce choix*. Le 26 avril i342, il céda un meix près de la porte Saint-Nicolas de Nancy et un muid de vin à prendre sur une vigne à Amance*. Le 7 décembre 1842, il ajouta à ces dons les héritages et les prés qu'il avait à Neuvillers près de Bayon et à Gondreville, mis hors de la juridiction séculière '. Le i4 février i344) il donna un étang et un moulin à Neuviller*. Le 2 janvier i345, il donna à Técolâtre licence d'acquérir pour quarante livrées de terre dans les liefs et arrière-fiefs de Lorraine sans payer d'amortissement, d'y établir des moulins, des chaucheux (pressoirs), des étangs et des colombiers ; ces terres seraient franches de toute redevance; tous les procès qu'elles feraient naître seraient jugés directement aux assises. L'écolâtre jouira des droits d'usage dans les forêts seigneuriales, sauf quelques bois réservés; il pourra tendre par tout le duché des « maignières » pour capter toutes manières de bêtes sauvages et pêcher sur toutes les rivières avec toutes les manières d'instruments 5. Autre don par acte du 6 janvier i345 : l'écolâtre pouvait élire l'un des mainmortables du duc à Neuviller et l'attacher à son service. Le fils aîné du serf succéderait à son père en cet
hostel dou dit leu laicolastrerie et la donation des escolles de nostre diclc ville de Nancev sens riens ni aques a retenir pour nous ne pour nos hoirs ne pour nos successours en la dicte escoUastrerie ni en tel droit con nous aviens on don des dictes escolles. Et volons que li prévois et chapitres de notre dicte chapelle de sainct George et lour successour qui après aulz vanront les puissent donneir a oui qu'il lor plarait et faire goverueir par cui qu'il lor plarait et en puissent ordeneir ensi com boin tor semblerait pour le protit de lor dicte cnglise. El avons promis el promettons pour nous et pour nos hoirs loyalment el eu boue foy que jamaix encontre cesle donation nous n*irons ne riens ni réclamerons, maix en laixcrons joir les diz prévois et channoines et lours successours après aulx a tous jours maix. En Icsnioignagc de laquel chose nous avons fait mellre noslrc grant scel en ces présentes lettres, que furent faites ol données l'an de grâce notre Signour mil trois cens et quarante, lou mardi aprps la festc sainct Remry, on chief d'o:tobre. Vidimus du 3o juin 1349. G, 35i. Cartulaire à la Bibl. de Hancy, 6o5 (35y), P 27, v«>.
1. Original. G, 352, ...que furent faites tan de graice notre signour mil trois cens et quarante et un, la vigile de la Natijitei notre Signour.
2. Original, G, 352 « un meis s<*aiit a lai [>ortc saint Nichollais de Nancey entre le meis Bassignon et lai ruelle que est ju fanant au meis les hoirs VV'crnier le mesclier. • ... que furent faites l'an de graice notre Signour mil trois cens quarante et dous, le oenredi après lai feste saint George on mois d'avril. Le \l\ avril \!\\Oy Charles II prit ce meix pour des travaux de fortification. W donna en échange à l'écolâtre dctix florins sur le droit de tabellionnage à Nancy.
3. Original, G, 352 : ...que furent faites l'an de graice notre Signour mil trois cens quarante et dous, le samedi après lai fesle saint yichollais, on moi de décembre.
4. Original, G, 3o2, ...que furent faites l'an de grâce notre Signour mit trois cens quarante et trois, le Jour de la saint Valentin on mois de février.
5. Copie collaliounée d'après l'original, G, 352, ...que furent faites l'an mit trois cens quarante tt quatre, le sccotid du mois de janvier.
l'ÉCOLATRE de SAINT-GEORGES.
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office, et, à défaut d'enfant mâle, le seigneur de Neuviller fournirait l'un de ses hommes'.
L'écolâlre devait enseitjner en personne la théologie ; il inspectait la houlique des libraires pour s'assurer qu'on ne mettait pas en vente d'ouvrages contraires à la religion catholique et aux bonnes mœurs. Surtout il avait la surveillance des écoles de Xanc}'. Chaque mois il devait visiter au moins une fois ces écoles. Elles étaient situées d'abord près de Saint-Georges, i\ c«Mé même du cloître. Là, les enfanls de la ville apprenaient à lire et à écrire ; lik on leur montrait les rudiments du lalin, pour qu'ils pussent chanter convenablement au service religieux. A la fin du xvi' siècle, cette école était en ruines et devenue insuffisante a heu esgard à la muittludc du peule et des enfants de la dite ville ' ». Les commis qui gouvernaient Nancy réclamèrent dès lors des chanoines une autre école ; et ceux-ci finirent par consentir à abandonner, le 26 août 1076, une maison qu'ils possédaient rue du Maure-qni-Trompe, derrière Saint- Evre; et c'est là, derrière l'église paroissiale, qu'au xvu* siècle ont été instruits les jeunes Nancéiens. Dans le même bâtiment étaient logés les maîtres et aussi les prédicateurs du Carême et de l'Avent'. Là aussi, pendant quelques années, comme nous l'avons vu, la municipalité de Nancy tint ses séances*. Les régents de l'école étaient nommés par l'Hôlel-de-Ville, mais toujours l'écolâtre de Sainl- Georges les devait examiner. Lui seul donnait la Ucentia r/orendi s^x^ le territoire de Nancy. Quand la Ville-Neuve eut été créée à la fin du xvi* siècle, ces écoles de la rue du Maure-qui-Trompe devinrent insuffisantes ; des maîtres privés ouvrirent des classes et se formèrent en corporation ; nous verrons plus tard quels efforts ils firent pour secouer le joug de l'écolâtre de Saint- Georges et créera Nancy un enseignement laïque.
Après ces trois dignitaires ou officiers venaient les sept chanoines; mais là lie s'arrêtait pas le personnel du chapitre. Autour de lui vivaient une série de clercs de rang secondaire. En juillet i345, au lieu d'un certain nombre de places de chanoines, Raoul créa près du chapitre quatre vicairies perpétuelles qui furent données au seigneur Hubert, prêtre de Nancy, à maître
I. Vidimus du 3 juillet i34.j, G, 35î, ... que furent fnilei l'an de graice mil Uf XLU}1 te jaedi apret l'a/parilion noire Sigitour, on mois rie Janvier. 1. Lepaqe, Lei Communes de ta Mearihe, t. H, p. i5[.
3. LiPAoi, ibid., t. II, iSa ; CounuE, Let Itutt de Nancy, 1. II, p. a<|.