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d'un propriétaire du xV siècle, Aubert Cor), qui possédait des biens dans cette région'.
Quelques lieux-dils seulement, sur la banlieue de Nancy, ont une saveur ancienne. C'est le canton de Virelay, autour de l'étang Saint-Jean ; de Vacquenoux ou Vaguenoiix, où s'élève aujourd'hui l'église Saint-Joseph; c'est la
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hauteur de la Foucotte el, celle au-dessus, Bulhegnéniont ; c'est le domaine de Turique qu'occupe le couvent du Bon-Pasleur; le canton d'Arbois, aux confins de la banlieue, du côté de Laxou, et, aux deux extrémités de la ville, les territoires de Médrevillc el Monlreville. Nous connaissons déjà l'étymo-
I . A. D., II. a<i^-,. Vulr aotre i-lude sur l'ierrt Séguin el la vit érémitiqut à Naacg au XVII' lièclr.
logîe de Virelay, corruption de Vieil-Aître ' ; le nom a été forge par suite à une époque où déjà le cimetière mérovingien ne servait plus. Vaquenoux, est-ce un domaine vacant, non cultivé ? Faut-il chercher la racine fagus dans la Foucotte, comme dans le nom de la ville de Foug? On dit souvent que Buthegnémont vient de Bathelémont, qui rappellerait la batterie établie par Louis XIII sur cette hauteur, quand il assiégea Nancy en i633'. Mais c'est une étymologie populaire fort mauvaise, puisqu'on trouve la forme Bulhegnémont dès i346^ Il vaut mieux reconnaître dans le mot la racine butte, hauteur. Le nom de Turique, terre qui fut érigée en fief, en 1660, par Charles IV pour François Remi+ et qui passa, au xvni* siècle, à un israélite, Berr de Turique 5, présente quelque parenté avec Tigurum, Zurich. Ârbois rappelle de môme la localité de ce nom en Franche-Comté ; la terre servit de titre à un écuyer de Henri II, anobli le 2 septembre 1609^, et d'où descend la famille d'Arbois de Jubainville. Les noms de Médreville et de Montreville ont une apparence mérovingienne ; mais n'ont-ils pas été importés bien plus tard sur le territoire de Nancy par quelque seigneur étranger?? Au xviu* siècle, Médreville formait un clos qui appartenait aux bénédictins de l'abbaye de Saint-Léopold*.
Il ne' nous est, par suite, point possible de tirer aucune conclusion de l'onomastique de la banlieue de Nancy. Un seul nom nous transporte en des temps très anciens: celui de Santifontaine^; il éveille en nous la représentation d'une époque où un culte était rendu aux sources '°.
En résumé, avant l'époque romaine, le territoire de Nancy n'était pas habité. Mais sur les coteaux qui enserrent de part et d'autre la vallée de la Meurthe vivait, depuis les temps les plus lointains, une population industrieuse. Elle a laissé comme trace de son activité des armes et des ustensiles en pierre, en bronze et en fer, les monnaies dont elle se servait pour ses échanges. Une muraille cyclopéenne sur le plateau de Malzéville, un retranchement calciné sur le plateau de Haye, lui doivent être attribués. Déjà, pour