Dialogue de Jean Lud, ibid
(j. Id., ibid,
10. La ville et les divers districts de Bâle : Farnsburg, Homburg, Waldenburg et Liestall. (Knebel, t. III, p. 86 et 87.) Les villes de l'évèclié fournirent aussi quelques troupes. Ainsi dans les comptes de Laufen, de 1476, l'on trouve parmi les Jleisekosten : Item im tug go Nanseen XVII lib. VII t. minder II dn. Voir Aneeiger, 1874-1877, p. 207.
I. Celle gravure est empruntée à l'iidil 1G17 le duc pst repréienté A droile, el □< INirtreil De parait poial être aiitbenlique ;
D de Ponl-à-MouBson de iOo5. Dans l'édition d'ËpinsI de i gauclie, el l'image est moins nette. Il Faut dire que ce LOu» igaorona de queli documeaU le graveur s'til servi.
MARCHi:: DE L^AHM£E DE HENÉ 11. 4^3
ment la parole; et au porte-enseigne de chaque compagnie il donna une pièce d'or « pour boire ' ». Après ses nombreux travaux et ses angoisses, la confiance était revenue. Il avait consulté un astrologue de Montbéliard, Pierre Patot% et celui-ci avait prédit que, dans la semaine qui suivrait, il remporterait une grande victoire.
L'armée se mit eu route par la Haute-Alsace. On avait recommandé aux soldats de ne rien dérober aux habitants, de payer leur nourriture à un prix raisonnable ; mais ces ordres ne furent guère observés. Les villages que traversèrent les Suisses furent dévastés par eux ; aussi, à leur approche, tout le monde prenait la fuite. Les Suisses en voulaient particulièrement aux Juifs ([u'ils accusaient d'être la cause de cette guerre ; ils pillèrent leurs maisons et, à Ensisheim, Colmar et Schlestadt, ils firent un riche butin; ils envoyèrent dans leur pays une voiture pleine de bijoux, d'objets en or et en argent, que les survivants de la bataille de Nancy se partagèrent à leur retour'. Cette haine gagna René qui, après sa victoire de Nancy, prendra contre les Juifs des mesures sévères.
De Schlestadt l'armée suisse pénétra dans la vallée de Sainte-Marie-aux- Mines ; là elle se trouvait, en partie du moins, en territoire lorrain ; la moitié de la vallée appartenait au duc, l'autre moitié au seigneur de Ribaupierre. Les soldats franchirent le col, opération militaire assez compliquée en cette saison froide, au milieu de la neige ; pourtant ils atteignirent sans encombre Saint-Dié, à la iin de décembre. Le duc, qui était resté à Blotzheim pendant cette marche, les y vint rejoindre. Puis on se mit en route par Raon* et par Ogéviller^, et on se dirigea sur Hadonviller, petit village qui a pris dans la suite le nom de Croismare ^.
De son côté la Basse-Ligue avait réuni une armée. Ses membres étaient résolus de secourir à tout prix le duc de Lorraine. Sigismond d'Autriche écrivit à son bailli Guillaume de Ribaupierre d'aider de tous ses moyens René Ht, et les villes montrèrent le même zèle. Une diète fut réunie à Ensisheim, le 5 décembre; elle décida que l'armée partirait au plus vite et, pour sa subsistance, on envoya d'avance des vivres sur la route. Des sacs de farine furent expédiés par les divers membres de la Ligue à Saint-Dié,