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9. Le travail a paru à part sous ce titre : Mémoire sur la bataille de Nancy gagnée par René II, duc de Lorraine, sur Charles de Bourgogne, Nancy, Vagner, i85i, 3i pages avec une carte.
10. Le Siège et la bataille de Nancy. Nancy, Maubon, 1860. i vol. in-8 de i58 pages avec carte*
de René II et du Téméraire, qui sont des plus remarquables. Witte s'est trompé, à notre avis, sur la disposition des troupes ' ; il ne connatt pas le terrain ; mais que de détails, tirés des archives municipales des villes d'Alsace, il ajoute à ceux que nous connaissions déjà ! A côté de ce travail de première main pâlit un peu l'ouvrage de M. A. Bcriet, fort estimable du reste, compilation intelligente des récits déjà connus '.
J'ajouterai que, ces dernières années, des candidats au doctorat philologique en Allemagne, en quête de sujets de thèse, ont traité la bataille de Nancy. Cette bataille a valu en 1891 le grade de docteur à Robert Schœber devant l'Université d'Erlangen^ en 1895 à Max Laux devant la lointaine Université de Rostock*; nous avons lu les deux ouvrages avec sympathie; pourtant, nous devons avouer qu'ils ne nous donnent pas une très haute idée de la valeur du grade de docteur en Allemagne.
Nous avons raconté, au chapitre précédent, comment René II, à la tête des Suisses et des Alsaciens réunis depuis Ogéviller, était arrivé à Lunéville, le 3 janvier ^ Entre Lunéville et Saint-Nicolas s'étaient assemblés les soldats des garnisons lorraines, prévenus par l'auteur de la Chronique. Tous ces détachements firent leur jonction le samedi, 4 janvier. Ce jour, d'assez bonne heure, les Lorrains s'emparèrent du pont de SainU-Nicolas et pénétrèrent dans ce bourg qui n'était pas fortifié. Ils y arrivèrent juste au moment où 3oo Bourguignons, envoyés par Charles aux nouvelles, remontaient la rue de Laval. Les deux troupes mirent l'épée à la main, et bientôt les Bourguignons, vaincus, durent se replier. On les poursuivit jusque près de la Madeleine, l'ancien couvent des Dames prêcheresses, où quelques-uns des leurs furent tués^. Dans l'après-midi, René avec ses Suisses entra à son tour dans Saint-Nicolas, et alors se passèrent de véritables scènes de carnage. Des Bourguignons, venus du siège, étaient cachés dans les maisons, quelques-uns fort malades.