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4. Josse de Lalaing, seigneur de Montigny, nommé grand bailli de Flandre en i474» chambellan du duc de Bourgogne, meurt en août i483. Sur lui Statatenbuch, ibid., p. 297.

5. Voir, sur la disposition des Bourguignons, la Desconfiture dans Lekglet du Fresnot, III, p. 494# et surtout la Chronique de Lorraine, pp. 291-292, qui est ici fort précise.

6. Le pont de Malzéville qui existait à l'époque de Mathieu II avait depuis longtemps été emporté par les eaux.

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la soupe et les trompettes annoncèrent le départ. Toute Tarmée se rangea en ordre devant la demeure du duc. Elle était fort belle et fit une très vive impression sur les spectateurs'. Les guerriers se montraient joyeux et les plus vieux sautaient comme s'ils allaient au bal'. René II portait ses couleurs, blancy rouge et gris; il avait endossé une robe de drap d'or, couverte de trois doubles croix de Lorraine blanches. Il montait sur le cheval qui l'avait déjà porté à Morat, une jument grise très vive appelée la Dame ^ Il fit déployer son étendard sur lequel était peinte une image de l'Annonciation ^ ; il espérait que la Vierge seconderait les efforts de son armée, donnerait du cœur à tous et lui assurerait la victoire. Il confia cet étendard au seigneur Jean de Baude, qui l'avait accompagné en Suisse ^ A la sortie de la ville, un marchand de Saint^Nicolas amena deux tonneaux de vin, distribua la boisson aux troupes : « Enfants, venez, criait-il, buvez le vin Sainct-Jean ^. i> Dans les idées de Tépoque, le vin bénit le jour de la Saint-Jean donnait au buveur une force particulière ; et déjà avant Grandson et avant Morat les Suisses avaient bu le Johannistrunck 7. Il était alors environ huit heures du matin ^. Les coulevrines étaient en tête; venaient ensuite les piquiers, puis le duc avec sa cavalerie. Les hallebardiers formaient l'arrière-garde '. Le temps était froid ; de la neige était tombée les jours précédents et s'attachait aux pieds, fondant à moitié et se convertissant en une boue très sale. On marchait les uns derrière les autres, le long de la route de Saint-Nicolas à Nancy. Arrivé à la Madeleine, à 2 kilomètres de Saint-Nicolas, on fit une première halte. Là, suivant l'usage, avant le combat, le duc arma chevaliers les nobles qui sollicitaient cet honneur'^. Il donna la colée notamment à un grand nombre de seigneurs strasbourgeois et suisses". Tous jurèrent de mériter

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