Nicolas, Journal, /. /., p
4. Cf. supra f p. 5io ; le renseignement nous vient de lettres publiées par des capitaines bâlois dans KifEBKL, t. III, pp. 95 et 98. On conquit c vil grosser Zelt, und ailes das, das er vcrlossen hat •.
informe qu'elle devint le partage de René IL La Chronique de Lorraine, si explicite sur tous ces événements, est à ce sujet entièrement muette. En revanche, elle nous dit en termes formels qu'après la journée de Morat c le duc René feit prendre tout le losgis du duc de Bourgoigne, tentes et pauil' tons: en Loherreine feit tout admener' ». Dès lors, il est bien permis de supposer que nos belles tapisseries ont été trouvées sur le champ de bataille du 22 juin 1476; elles nous restent comme les plus superbes trophées de ce combat.
Ces tapisseries, qui sont d'orighie Qamande, sont au nombre de deux, et traitent des sujets fort différents. L'une — la plus grande tapisserie à personnages qui soit connue — nous expose les divers actes d'une de ces moralités qu'on aimait au xv^ siècle. Les personnages sont des abstractions et le titre de la pièce pourrait être : La Condamnation de Banquet et de Sou^ per. En voici un court sommaire : Dtner a invité à sa table quelques convives, Bonne Compagnie, Je boy à vous, Passe4empSy Je vous plaige, etc., et le repas se passe au milieu de gais propos, tandis que des musiciens sur une estrade jouent de leurs instruments. Mais Banquet ei Souper sont ]d\o\}x de cette bonne harmonie ; en jetant par la fenêtre un coup d'œil sur la table, ils méditent une basse vengeance (premier pan').
A leur tour, ils invitent la compagnie. Dans le coin de droite du panneau suivant. Banquet reçoit ses hôtes; au centre de la composition, il leur sert un repas luxueux qu'il préside debout; la table est chargée de mets succulents ; au milieu, à la place du surtout, un vaisseau rempli d'oiseaux vogue sur une mer immense très poissonneuse ; et sur le mât se dresse une femme nue. Mais, sournoisement, à gauche, l'amphitryon déchaîne sur ses invités Fièvre, Apoplexie, Colique, Goutte, Gravelle. On voit ces odieux persoimages entrer dans la salle à manger (deuxième pan 3).