Lepage, o. /., p. 59, note
5. Ces mausolées furent rendus par une lettre du ministre de l'intérieur, en date du 17 janvier 1807. Nous avons sous les yeux un prospectus invitant les habitants de Nancy à souscrire, pour subvenir aux frais du transfert.
6. Une inscription sur une table de marbre, à laquelle nous empruntons notre citation, rappelait ce souvenir. En voici le texte complet :
En mémoire De S. A. R. Charles-Philippe de France,
Monsieur,
Traversant le royaume
Sans autre garde que sa grande Ame
Et l'amour des Français,
Venant ici le 19 mars iSi^t
Attendre dans nos murs
L'exécution des desseins de la Providence,
Et offrir sur le tombeau de son aïeul,
Stanislas-le-Bienfaisant
A la reine des cieux,
La France,
Que doit pacifier son auguste frère
Louis XVIH.
Dicavit G. L. C. de la Salle.
On ût disparaître prudemment cette inscription dans les premières années du gouvernement de Juillet, et on ne sait ce qu'elle est devenue.
602 raSTOIRE DE NANCY.
Bonsecours, la France à Marie % « la glorieuse reine des cieux ». Les Bourbons rétablis, les légions que Napoléon avait levées dans l'Europe entière rentrèrent dans leurs foyers. Les Polonais qui, jusqu'au bout, avaient fidèlement servi sa cause, furent rapatriés par le czar Alexandre, et, en passant à Nancy, leur chef, le général de division comte Michel Sokolnicki, qui se plaisait aux pompes un peu théâtrales', décida de célébrer un service funèbre pour l'âme de l'ancien roi de Pologne. Il eut lieu le 1 1 juin, en présence des autorités ^ ; M^ d'Osmond, assisté de son clergé, offîcia pontificalement ; après la messe, Sokolnicki prononça un « salut à Fombre de Stanislas^ », suivi d'un discours a qui respirait la plus profonde sensibilité ». Le préfet du département, M. de Mique, répondit ^ à son tour; il fit l'éloge du roi de Pologne, et, comme dit le compte rendu officiel, « par la plus heureuse transition, il y joignit celui de Louis le Désiré, digne petitfils de Stanislas, et l'héritier de son bon cœur, de son courage et de ses vertus ». On découvrit ensuite une inscription latine qui devait rappeler aux âges futurs le souvenir de cette journée^; et au nom des officiers polonais Sokolnicki fît présent à la fabrique de Bonsecours d'un calice et de sa patène en argent; il reçut en échange, par ordre supérieur, le grand guidon7, envoyé