‹ Histoire de NancyChapitre 520 sur 642 · I. Mémoire de iGi<| dans D< li«r> en 1790, A. D., Q · texte numérisé non relu

I. Mémoire de iGi<| dans D< li«r> en 1790, A. D., Q

3. Onze prêtres, savoir : Thomas Schevacdë, gardien ; Apollinaire HusBcnot, vicaire, maître des novices; Bernardin Zens, ex-visîlcur; JeoD-Baplîste Colné, Jean-Marie Thouvenin, Alexis 'Deseaux, Clémenl Trompelte. Hubert Cuoin, TImoIhée Simpy, André Daui, Victor Maille! ; deux clercs : Gabriel Graff el Laurent Jacquemin ; deux novices clercs : Jérdinc Tnrset et Louis Miller ; qiialre laïques proPes : Didier tllievillon, Antoine Kifcriel, Dorothée Gourel, Ballhasar Guérîn ; un novice convprs : Sébastien Fleiirentiu. A. 0., H. SiB. Le li décembre 1790, la municipalité de Naucy comptait 3g Cordeiiers. LtiPAOE, Lei Arciuves de Karuy, IV, p. 78.

3. Les registreti de ces année» nous ont été conservés, A. D., H, R3i. Voir la liste de ces religieux chez l'abbé Guillauue, Cordelière et chapelle ducale de Nancy, n. 3o.

4. La bibliothèque des Cordelîeni renfermait, à I« Dn de 1793, 3,635 volumes Tonnant i.iSG Ouvrages, qui furent confisqués par la nation el apportés dans la salle de l'iluiversité. Cf. FaviER, Coup iTait nir lee biblioOùqae» det cauuenli du dUlricl de Nancy pendant la Héoolalion, iS83, p. 16.

5. Sur Jean d'Aucy, voir la Hibliolkèqae tarraine de Do» Calmet, col. 63. M. CoT.i.iattox a commencé à étudier ses ouvrages : Une toarce de Jean d'Aucy dam ion Épîlome, dans |es A. U. Ë., 1894, p. ^3.

aussi plein de légendes, et qui valut à Tauteur, coupable d'avoir exalté la maison de Lorraine, les inimitiés du gouvernement français'. Enfîn et surtout il faut mentionner le Père Claude-Robert Husson, membre de l'Académie royale de Nancy, qui a composé, en 1 766, un remarquable livre sur Jacques Callot*, enterré aux Cordeliers; il rend pleine et entière justice au grand graveur nancéien : les biographes modernes ne cessent de puiser dans ce volume. Dans le couvent, quelques religieux savaient manier le pinceau avec art. Nous possédons un graduel et un antiphonaire en trois tomes, qu'un Cordelier a ornés au xvi* siècle de fort belles majuscules et de miniatures d'une facture très délicate ^ La maison de Nancy était aussi un foyer de vie religieuse. Le Père Hugo, Prémontré, put écrire au début du xvni* siècle : « Le monastère des Cordeliers de Nancy a fait refleurir de nos jours le premier esprit de l'ordre et Ta ensuite transmis à plusieurs maisons^. »

Après le couvent, l'église des Cordeliers doit nous arrêter plus longtemps. Cette église évoque tant de souvenirs ! M. l'abbé Guillaume a jadis mis comme épigraphe en tête de son livre sur les Cordeliers : La Lorraine est toute là. S'il y a quelque exagération dans cette phrase, si la même épigraphe pouvait aussi justement servir pour la collégiale SaintrGeorges, du moins doit-on convenir que sous ces voûtes se sont passées beaucoup de scènes importantes de notre histoire.

L'église qui subsiste encore aujourd'hui est celle même qui a été élevée par René II et qui a été consacrée en 1487. Elle est construite dans le style qu'on nomme le gothique flamboyant. Elle est composée d'une simple nef voûtée, sans transept. Les nervures de chaque travée, brisées en divers endroits, sont fort curieuses à étudier. La voûte du chœur a malheureusement été refaite au temps de Léopold, dans un tout autre style, qui jure avec celui du reste de l'édifice. A l'entrée de ce chœur, les tiges des anciennes nervures demeurent rompues, et, comme l'a dit pittoresquement l'abbé Guillaume, a elles semblent attendre les rameaux dont on les a séparées ^ ». Autrefois, l'église était ornée de belles verrières représentant des sujets tirés de l'Ecriture sainte^; les vitraux ont été démolis sous la Révolution. Aujourd'hui, Ton a même muré les fenêtres du côté gauche, une seule exceptée7 : l'édifice ne reçoit le jour que des baies de droite.

I. L'ouvrage in-folio parut eu i663. Cf. Bibliothèque lorraine, col. 86a. Beaupré, RechereheM sur les commencements de l'imprimerie en Lorraine^ p. 465. Noël, Catalogue, 1. 1, p. 3oo. Les Cordeliers étaient demeurés très fidèles à la famille ducale et leur couvent était le centre de l'opposition pendant les occupations françaises.

a. Éloge historique de Callot, noble lorrain. A Bruxelles, 1766.

3. BibL de Nancy, ms. aa (437) et a3-a5 (437). Cf. Catalogue de M. Fàvier, p. laS.

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