Nicolas Guinet, Addition à la vie, etc., p
4. Cordeliers et Chapelle ducale de Nancy, i85i» p. a65. Un peu plus tard, l'abbé Guillaume, Vie de Philippe de Gueldres, Nancy, Vagner, i853, p. aô3, reprit simplement le texte de Guinet. L'abbc Htver, L'Église des Clarisses de Pont-à-Mousson et la sépulture des doyens de la Facalié de droit, se borne aussi à reproduire le texte des deux épitaphes tel que Guinet l'avait donné.
5. Janvier 1896, p. i3. Près du tombeau de Ligier Richier, on grava sur le mur une autre épitaphe qui commence par ces mots :
Le corps enclos soubz ceste sépulture, Fut d'une royne, en laquelle nature Ne s'oblia. Philippe estoit son nom, Du sang gueldroy portans arme et surnom ; Laquelle fut en vertu tant civille Qu'elle espousa René roy de GiciUe, Duquel elle eut cinq magnanimes princes Vray héritiers de loyale province ;
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Nous proposons par suite ' :
Cy gîst uog ver tourné à) en porriture b). Cédant r) à mort le tribut de nature. Seur Phelippe d) fust roiue du passé. Terre lui soit e) pour toute conieturc/). C'est la malheur de toute créature ff), Seurs, dites-lui h) : Requiescal in pace.
Deuxième inscription (Face postérieure) :
O . REDEMPTEUR . BBOIST . CRUFIK. (.Vic)
Ë . Q . MON . GUEIJR . lAMAIS . NA . 1>K8I<1K.
MAIS . ESPERE ; A . TA. CROIS . lE . m'aCCORDR.
COME . A . CELLE . g . A . VIVIFIÉ.
LK . GENRE . mJMAIN . DU . JOUR . HORIFIK.
[mon AME PRIE EN TA MISERICORDE.]
C'est-k-dire :
O Rédempteur benoist crucifié. En à) qui mon cueur 6) jamais n'a desfié. Mais espéré ; à ta c) crois je m'accorde, Come a celle qui a vivifié Le genre humain du jour horifié d). Mon âme prie en ta miséricorde e).
Puis, le roy mort, cherchant la vie heureuse
Se fit icy vestir religieuse
De sainte Claire. En l'an vint septième
Qu'elle eut l'habit, par maladie extrême.
Mort la surprint à quatre vingt cinq ans.
Son esprit soit es haut cieux triomphant Amen. Jésus.
Nous empruntons notre .texte à une biographie de Philippe de Gueldrc, écrite par les s<vun» Clarisses, immédiatement après sa mort. Elle se trouve Bibl. nationale, ms. français, d9 i45ai. Cette biographie, traduite en latin et abrégée, parut sous le titre : lllustrù. principû, Philippae Lotharingim dttcitssB vita. Colonise, m.dciv. C'est dans cet écrit qu'ont puisé les auteurs postérieurs : Mérigot, La Vie de la eérénissime Philippe de Gueldres, Pont-Â-Mou&son, Jean Appier Hans et Jean Bernard, 1627 ; deux éd., l'une in-8<» de a66 pp. ; l'autre in-ia de 436 pp. ; et, enfin, Gudcet, La Vie de la vinérable servante de Dieu madame Philippe de Gueldre, 3« éd., Pont-^-Mousson, 1691, et Addition à la vie, chez Claude Cardinet.
1. Nous indiquons les variantes importantes. G. désigne V addition de Nicolas Guinet ; Gu., les Cordelière de l'abbé Guillaume ; S., la lecture de Gaston Save.
iv« inscription. — a. Tout, G. Gu., ce qui fait un vers faux. Le monument porte bien « tource > : nous corrigeons « tourné ». — Fourré, S. Notons l'hiatus qu'on n'évite pas dans ces vers.
b. Pourriture, G. Gu.
c. Rendant, G. Gu.
</. Phelippe de Gueldres. Le mot c de Gueldres 1 a été ajouté à tort par le graveur, ff. Terre son lot. G. — Terre soulast, Gu. S.
f. Telle me semble bien être la leçon gravée sur la pierre : conjeture, ce qui est jeté dessus; qu'on ne la couvre que de terre, sans autre monument. Couverture, G. Gu. Covverture, S.
g. Ce vers a été toujours oublié par les anciens écrivains. C'est la mission de toute créature, S.
h* Sœurs, dites-lui un requiescat in pace, G. Gu., ce qui fait le vers faux. Requiescat compte pour trois syllabes.
ae inscription. — a. à, G. G 11.
b. Cœur, Gu. ; cor, S.
c. La, G. Gu.
d. Du jour moult rude, G. Gu. ; Guinet ajoute : « Il y en a qui, au lieu de mouU rude, ont voulu lire mourut m. Du jour terrifié, S.
e. Mon âme priant à ta miséricorde, G. Gu. Cette ligne est en grande partie cassée. Elle me semble avoir été très bien reproduite par Save.
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