AGRANDISSEMENT DE LA PLACE S, G
sans doute la rue de la Lormerie. Il aballîl aussi leÈC\^ii'e sur eetic partie
■ la plàï
et, dans ces :, on installa qui débi-
sur l'emplacement, éleva une belle fontaine, autour de là
tes marchandes de poissons et de légumes, tandis que
Fruits et de friandises allèrent chercher un refuge sur
ou place des Dames. L'eau de la fontaine jaillissait d'un socle ^vJes étaux
fit couronner d'une statue de saint Georges. Cette statue existait el^e, de-
i6o3, puisque, cette année, d'après un compte de la ville, Didi
Jardins, maître maçon juré, la (it descendre de son piédestal pour la rehl
chir*. Nous ne savons pas au juste quand le
saint a été remplacé par René II ; mais cette
substitution a dft se faire avant l'année i633,
où les Français occupèrent la ville >. Le duc
était représenté à cheval l'épée levée comme
pour en frapper l'ennemi ; la statue était petite,
mais de belles proportions. En l'année ij^S,
Stanislas détruisit la fontaine de René II ; il fit
transporter sur la place Saint-Èvre une fontaine
qui était auparavant à la Carrière*. Chaque cdté
représentait une sorte de niche au centre de
laquelle une tète sculptée lançait l'eau dans le
basâin. Ce socle fut couronné par l'ancienne
statue de René. Sous la Révolution, celle-ci fut
détraite. Le 3o août 179a, le corps municipal
dérida qu'elle devait disparaître <, en même
temps qu'il ordonna l'enlèvement des armoiries
sur les façades du Palais de Justice et de la
Bourse (le Tribunal de Commerce). La royauté
avait sombré dans la journée du 10 août; ne
fallait-il pas marteler tous les emblèmes du
régime déchu? Le socle de la place Saint-Èvre statle de henk h
resta privé de sa statue pendant l'époque (Psr M«hi.. ScUff.)
révolutionnaire ; en 1838 seulement on y dressa une nouvelle statue de
René II, rappelant l'ancienne, œuvre médiocre du sculpteur nancéicn I^épy.
I. chronique de Lorraine, pp. 3ï3.3i4. Cf. lupra, p. 173, d. 3.
1. Letaoe, Let Archiuei de A'ancy, t. Il, p. igS. Auprès de cctlc slatuc, od mellail. Ici joura de marcbé, do panonceau, anaon^uit l'ouverture du marché «t portant défense d'acheter avant l'beure. Le peintre Nicolu Chuppia peignit en i6i4 ce panonceau. (Ibid., t. Il, p. iiS.)
3. Dana le compte de 1649, od trouve mention de sommes payées i Claude Majeur, sculpteur, ■ pour avoir fait k neuf un bras araië pour mettre i la ligure qui est à cheval sur la footaine qui est en la place Saint-Epvre, lequel il aurait fait dorer eu argent Terni, comme aussi a été peint le casque, panache et l'épée dudil cavalier. • {Let Amhioet de Nancy, t. Il, p. a47') Cette description ne peut s'appliquer qu'A la statue de René II.