‹ Histoire de NancyChapitre 556 sur 642 · I. WiENKR, Calaiogue, 7* éd., p · texte numérisé non relu

I. WiENKR, Calaiogue, 7* éd., p

a. La statue actuelle n'est pas à la place exacte de rancierine.

3. Voir sur cette statue Zm Lorraine illustrée (Auouin, Im Meurthe, pp. 44i-443). Schiff retoucha fort heureusemeat sa maquette qui était trop chargée. La housse qui dissimulait en partie le cheval a été enlevée. Voir la maquette au Musée de sculpture de la ville <le Nancy. Cf. A. Colligxo?!, SoU sur les monument* de la bataille de Nancy, pp. i i-i a.

4. Nous publions l'acte de vente d'après l'original : A. D., B, 8aa, d9 84 :

« Saichent tous que honnestc homme Estienne Viant, marchant demeurant à Nancy a reoongno H confessé de son plain gré, pure et franche volonté qu'il pour lui et ses hoirs a vendu pour tousiourmaK en heritaigc a Collignon Slareschal, jadis prcvost de Nancy, a Girard Gassin et a Meagin le Ckrc marchans jurez de la ville dudit Nancey pour et en nom de ladicte ville une maisière avec ses usuaires de long en long cl de large en large comme elle se contient, séant en la boucherie, entre le dit vendeur d'une part et Didier Bontcmp d'autre part, parmy quinze gros de cens que la dite inaizière vendue doit chacun an aux terme et lieu acoustumé et deu de toute ancienneté, pour aktier a faire la place de la boucherie du dit lieu. Kt est fait ce dit vendaige pour le pris et la somme et quatre vingts francs, douze gros monnoye coursable comptez pour chacun franc, avec les coustenges de ces présentes, dont le dit vendeur s'en csl teuu pour contant, soit et bien payé desdits acheteon

tout à son gré En tesmoingnaige de vérité a la requesto du dit vendeur sont ces présentes lettres

seelees du scel du labellioniaige du roy, nostre seigneur, de sa court de Nancy, saulf son droit et l'aultruy. Que furent faictes l'an de graice notre seigneur mil quatre cens quatre vinglz et dix neuf, le neuflesme jour du mois de may, presens (loudeffroy Horquelet, portier de roslel du my, et Jehao Huin de Vezclise, tesmoins. »

Signé : Parthremin.

Parchemin replié pour le sceau {>endaot sur double queue.

5. La maison de Jacques le Briseur était accensée à Didier Bontemps et Claude sa femme par acte du a4 juin 1490; les commis durent acheter par acte du a juillet 1499 cet accensement pour 3o francs. A. D., B, 82a, n» 85. Cf. Lepage, Les Communes de la Meurthe, t. II, pp. ia9.i3o. Noes avons déjà signalé les noms de ces commis de Nancy, p. i55.

LA BOUGUERll': DE NANCY. G()7

à llaoD, une maison sise à la montée du change % c'est-à-dire sur celle partie de la place Saint^Èvre qui se dirige vers la place des Dames, et, dans ces trois maisons, au coin de la rue de la Boucherie et de la place, on installa une boucherie nouvelle. Les grands bouchers, c'est-à-dire ceux qui débitaient du bœuf ou du veau, ne purent désormais vendre que sur les étaux de cette boucherie ; ils s'installèrent tous dans les environs; du reste, depuis longtemps déjà, ils étaient rassemblés dans la rue de la Mesclerie ou Boucherie qui aboutissait place Saint-Èvre. Un abattoir que lavaient les eaux de Boudonville se dressait dans le voisinage. Les petits bouchers qui vendaient la viande de porc et les tripiers étaient astreints à des règlements moins rigoureux; on leur permettait de débiter à domicile. Après la création de la Ville-Neuve, une seule boucherie ne suffisait plus à Nancy. Une seconde fut créée avec un abattoir dans la Ville-Neuve ; il y eut une seconde rue de la Boucherie qui en 1889 devint la rue Raugraff*; — RaugrafT était un généreux particulier qui avait donné à la ville 200,000 fr. pour la créalion d'un dépôt de mendicité. Ces boucheries disparurent au moment de la Révolution ; l'abattoir de la Ville- Vieille avait déjà élé fermé longtemps avant cette date ; celui de la Ville-Neuve fut remplacé par une école municipale, après que la ville eut construit, en 1842, en dehors de la porte Sainte-Catherine, l'abattoir actuel.

Sur cette même place où s'éleva la boucherie se trouvait une maison qui appartenait à Huîn Re^Tiette, président de la Cour des comptes de Lorraine. Celui-ci, pour s'enrichir, avait dilapidé les sommes qui lui étaient confiées; aussi, pour ses démérites, il fut condamné dans Nancy « à recevoir la mort par séparation de la teste de son corps », et ses biens furent confisqués ^ Quelque temps auparavant, la ville de Nancy avait acheté la moitié de l'hôtel de Huin ; elle demanda au duc de lui accorder l'autre moitié, afin qu'elle pût installer dans l'immeuble les halles. Le duc accueillit cette pétition le 28 décembre i5o5*. Mais, comme il avait cédé tous les biens confisqués sur le président à Elyon de Grandson^, il y eut au sujet de l'hôtel des contestations entre la ville et François de Viane, seigneur de Listenay, mari de Béguine de Grandsou. La ville y mit fin, le 11 janvier 1607, en donnant 700 fr. à ce gentilhomme^. La halle fut établie dans cette demeure; on y lit un commerce assez actif au xvi* siècle ; ici avaient lieu les grandes transactions pour la vente du blé. Ouand la Ville-Neuve eut été fondée à

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