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reconnut la possession de vignes à Pixerécourt', — à côté des terres appartenant à l'abbaye de Bouxières. Nous avons vu plus haut les concessions que leur fit Gilles de Nancy sur le four sacré ^. En 121 1, Simon, seigneur de Parroy, qui possédait les forêts dominant le village de Maxéville, leur permit d'y prendre tout le bois nécessaire pour réparer leurs demeures ou leurs moulins ou pour faire leur feu ^
Les moines furent sans doute éprouvés par l'incendie de Nancy en 12 18, mais ils ne tardèrent pas à réparer leurs pertes. Pendant tout le xm* siècle, on leur fait encore de nombreuses donations. C'est évidemment l'époque de leur complète prospérité. Le 7 avril 1220, la duchesse douairière Agnès, qui fait signer sa charte par son fils le duc Mathieu II, leur donne un emplacement situé entre l'église Notre-Dame et les murs de la ville, sur le passage qui conduit à la poterne, pour qu'ils y élèvent un moulin. Elle leur permet de détourner les eaux de la vallée de Boudonville pour faire tourner les roues de ce moulin et de se servir des fossés mt^mes de Nancy*. L'évéque de Toul, Eudes de Sorcy, leur reconnaît le droit de prélever la dîme du blé et du vin sur la maison des lépreux qui, sans doute, venait d'être fondée et sur laquelle nous aurons à revenir 5. Le duc Mathieu II leur accorde en 1228 vingt sous toulois sur les péages et les ventes de Nancy, outre ceux que ses prédécesseurs leur avaient donnés^; plus tard, en février 1247, il leur cède sur ce même revenu quatre livres dix sous 7, et Ferri III, son fils, y ajoute, en décembre 1261, 70 sous*, en août 1281 20 sous 9, et quelques jours après 3o sous'**, si bien que finalement les moines possèdent sur les halles une rente de 12 livres 10 sous", chiffre assez considérable pour l'époque. Mathieu II a, de plus, donné aux moines, le 24 mai 1229, le revenu (le ses prés à Laneuveville près de Nancy, ses biens à Vandœuvre, notamment une vigne, des droits de pêche dans la Meurthe d'où les moines tireront le poisson pour leur nourriture pendant les nombreux jours maigres". Les moines acquièrent aussi à celle époque des vignes ou des biens à Malzéville, à Iloudemont, àLaxou'', etc.