‹ Histoire de NancyChapitre 88 sur 642 · Cf. infra · texte numérisé non relu

Cf. infra

auprès du gouvernement français, après Toccupation de Nancy par Louis XIII en i633'.

Un dernier terme demande à être expliqué ; ce sont ces mots les punazs introduits ainsi, en langage roman, dans la charte latine. Le mot se rattache au \^ûn pugnus et signifie une poignée. La Gommanderie de Saint-Jean eut le droit de prélever une poignée de grains sur les blés qui étaient vendus sur le marché de Nancy. Ce droit, qui portait aussi le nom de droit de coppel ou de cueillerette, fut perçu par la commanderie jusqu'en l'année 1776. Il était fixé au 32* des grains vendus et était supporté par le vendeur. Quand la Ville-Neuve se fut élevée à côté de la Ville-Vieille, il y eut deux marchés aux grains. Le droit de cueillerette appartint à Saint-.Iean seulement sur l'ancien marché ; sur le nouveau, il fuf abandonné à la ville, en vertu de lettres-patentes de Charles IH, de i6o4*. Seuls les bourgeois de Nancy qui vendraient en leurs maisons des blés de leurs terres furent dispensés de le payer. Le duc Henri confirma, le 25 décembre 1610, le privilège de la Commanderie et rappela qu'il était absolument interdit aux déforains de vendre leurs grains ailleurs qu'à la halles Plus tîird, après 1732, quand tous les grains furent vendus à Nancy à la nouvelle halle , sur l'Esplanade entre les deux villes, la municipalité fit un arrangement avec la Commanderie. Elle percevait le tiers de cet impôt, et laissa à Saint-Jean les deux autres tiers. Le commandeur aflermait sa part pour un temps plus ou moins long, et elle lui rapportait annuellement de 800 à 1,000 livres*. C'était un revenu assez important, dont il fut privé tout d'un coup, quand, en septembre 1776, Turgot eut supprimé tous les droits sur les grains.

Souvent, dans la charte que nous analysons, au lieu du mot hortum quod infra mœnia Nanceii habebant, l'on lit fornum^ et il semble bien, en effet, qu*un correcteur ait essayé, sur l'original, de substituer le second mot au premier ^ Le jardin sous Nancy était englobé dans la masse des possessions de la Commanderie et, de bonne heure, à l'intérieur de Nancy, la Commanderie posséda un four. Dans une charte de mai 1379, il est question de Gé^ rardins de Nancey dit le sire Bruns, seruans on four de Ncuiceyj liquels fours appartient az viez aitre ^. Ce four était situé rue Callebray ou des Maréchaux, dans une maison qui répond au n° 27 actuel. Au-dessus de la porte d'entrée se trouvait jadis une croix de Malte 7 avec l'inscription : four de la

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