‹ Histoire de NancyChapitre 99 sur 642 · Lepage, /. c, n» III, p. i5i · texte numérisé non relu

Lepage, /. c, n» III, p. i5i

y. Ibid,, n« XI, p. i58.

10. Original, A. D., H, 5o4 (Dom Calmet, t. II, Preuves, col. 373). Germiny, canton de Colombey.

II. Ces biens sont énumcrés dans les chartes de confirmation ci-après indiquées. VandoBurre et Ludres, canton de Nancy-Ouest; Lupcourt, canton de Sainl-Nicolas ; Bicqueley, canton de TouNSud; Tantonville, canton d'Haroué; Praye-sous-Vaudémont, canton de Vézelise. Sur un procès qui éclata au sujet de ce dernier lieu, voir un factuin à la bibliothèque de la ville. Favier, Catalogue, n« 690a.

BIENS C^D^S A CLAIRLIEU.

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maison à Metz et à Toul; jusqu'en 1789, il y aura en cette dernière ville un hôtel de Clairlieu. Vers i igS, Gautier de Nancy, renonçant au monde et prenant l'habit religieux à Clairlieu, accorda à l'ahbayc tout ce qu'il possédait autour de la ville, un cens de i3 deniers qui pesait sur trois jardins de la banlieue, deux vignes sur le territoire de Laxou, ses biens à Reinicourr, dont le nom, ce semble, est prononcé pour la première fois, sa part dans l:i for^t de Saulxures'. Les évoques de Toul, Henri de Lorraine, Pierre de

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KMn^f-lifci

Brixey, Eudes, confirmèrent à diverses reprises ces biens dont la liste s'allongeait sans cesse ', et, à Velletri, le 28 novembre 1 182, le pape Lucius III, et, à Rome, le 3i janvier 1 195, le pape Cèlestin les prirent sous leur protec-

I. CoalInlUtion d'Eudes de Lorraine, évè'juc de Tout, de i iij3. A, D., M, 474. Eudes de t-oirnine coullrine d'abord la donation faite par Tliierry. clievalicr de Dombsslr, du droit de pliure en ses Oefs et alleux. La charte continue : 1 Galterus quoijue de Nancey seculo vilefauiens linbilum reti<|ionis in domo Clari Loci auscepit et omnes terras quas circa Nancey pussïdebat eidem rci:lesïe conlulit in elemoiinani aempîlemam. Dedîl eliam duas vin^as iii villa de Laceos(/.n2rou), et quïcquid liabcbat in conSnîo de Remecorth {Renticourl gai forinail an ban apèciiil) cullum el incullum tolum sitnilïter coiitulil. Hoc idem fecerunl fratcr ejusdein Gnileri el !ioror illiu'i llawydîs numinc cum (liio sud Pelro iDluin cooferenles quicquid in eodeni conllniu de i\emcc»rlli possi déliant. Contulil ctiam jamdiclus Ualtenii partem «uam de neinore de S.isiirrs (Saalj'iirei-/ci-!\'<ini-y) et 1res orlos apud Piancey pro qiiibua c«DSU« Xlll'i" dcnariorum ei'cicsie Clnriloci siiigiilis aiinis iii natale sancli Stephani débet penolvi. Telles Bertha ducissa. Aledis lllia ejiis. HiimbcrlUK cliiriciis. Joiianneii miles de Nanccy. Sciendum etiam quod istas dunaliones laudavil Willerinuii Trater jarn dïctï Galteri et soror ejus Hawydii et Bliui ejua Peirus... Anna incarnalionis dotninice MoC-LXXXX'llIo. .

1. Henri de Lorraine. Lctaoi. n" IV et V. — Pierre de Hrixev, >i" VII, XIV. XV, XVI. — Eudrl, n- XXI, XXIX.

tion et menacèrent d'anathèine quiconque tenterait d'en soustraire une parcelle'.

Même, quand la première ferveur se fut refroidie, quand déjà les maisons cisterciennes furent en décadence comme auparavant les maisons bénédictines, les dons continuèrent d'affluer à Clairlieu. En février 1247, '^ ^^"^' Mathieu II donna à Notre-Dame de Clairlieu une place pour construire un moulin sur la Meurthe, au-dessus du pont de Malzéville, et tout ce qui est nécessaire pour prendre le poisson*. Le moulin fut élevé et c'est là Torigine de l'établissement des Grands-Moulins qui subsiste encore aujourd'hui. Bientôt les moines obtinrent dans l'intérieur de la ville un autre moulin que mettaient en mouvement les eaux de Boudonville ; c'est ce moulin qui a donné son nom à la rue du Moulin, derrière Saint-E\Tc5. En juin 1268, le duc Ferri III, pour réparer les dommages causés à Clairlieu, lui permet « à tous jours à tenir paisiblement les molins de Nancey, c'est-à-dire celuy dedans la ville et celuy defors, la moitié du meix qui est devant le moulin defors Nancey... et le moulin de la Nueveville », à condition que les moines lui rendent chaque année i4o résaux de blé ^. Bien plus, le duc obligea tous les habitants de Nancy, de Remicourt, de Vandœuvre, de Pixerécourt, de Malzéville, d'Essey, de Dommartemont, de Saulxures, de Tomblainc, de Bosserville, de Laneuveville, de Fléville, de Gérardcourt, de Lupcourt, de Manoncourt^ de moudre leurs grains aux moulins de Clairlieu. 11 donna, de la sorte, aux religieux un important monopole. Il s'engagea, du reste, en son nom et en celui de ses successeurs de ne point construire et de ne point acquérir de moulin dans Tétendue des châtellenies de Nancy et d'Amance, afin de ne porter aucune atteinte à ce privilège. Il permit en plus aux moines de couper dans ses forêts tout le bois nécessaire pour réparer leurs vannes et les bâtiments de leurs moulins ^. Les religieux promirent simplement, par acte de septembre 1296, de faire aux Grands-Moulins des portières assez

I. Jaffé-Lowe>feu), n®* 1470C et 17063. La bulle de Célcstin III, en très mauvais état, est conforme à celle de Lucius III. Notons pourtant un changement pour Nancy : Viimrium de Nancei cum moUndino et alterum molendinum »uper Jlu/nen de Murl. L'acte est daté : Datum Laterani per manum Euyenii tanctœ Luciœ in Sithea diaconi cardinalis, domini papœ camerarii, II. Kal.febr., indictione XIIII, Incarnationis dominice anno M^C^XL^ V*, ponii/icaius domini Ceiesfini papœ III anno quinto. H, k'fi.

a. A. D., Cartulaire de Nancy, B, 376, fo a8o. Le texte tronqué par Thierry Alix doit sans doute se lire ainsi : « Dedi et concetti ecclesiœ beatie Mariœ Clari Loci sedem pro molendino construendo in aqua mea de Murte, desuper pontem de Maleaeville, subtus ueterem vennam Clari Loci et vennam per médium dicta aquœ et necestaria \ad salmonis] et pigcium ibidem capturam. » Les mots corrigés sont entre crochets. Sur la pèche du saumon dans la Meurthe, cf. Lepage, Les Archives de Nancy, t. III, p. 78 ; Aug. DiROT, Note sur la pêche du saumon (/. S, A. L., 1861, p. 87). — Déjà à la fin du siècle précédent, comme le prouve la note précédente, Clairlieu avait un moulin sur la Meurthe.

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